• Buse de Harris - Parabuteo unicinctus - Harris's Hawk

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    Buse de Harris

     

     

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    Appaloosa

     

     

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    Appaloosa

     

     

    Les photos de cet Appaloosa m'incitent à m'ouvrir ici à une très grande partie de ma vie : mon amour et ma passion pour les chevaux.
    Envie de leur faire un hommage (et à l'un d'eux en particulier) pour tout ce que j'ai pu recevoir d'eux. 

    Un cheval Appaloosa, Kurgan (de robe blanket comme ce cheval), à partagé ma vie durant de longues et belles années. 
    Ce sont des chevaux bien dans leur tête,  puissants, équilibrés, généreux et polyvalents.

    Quand il est entré dans ma vie, la relation a été délicate car il avait subi de la maltraitance au point qu'il était quasi impossible de 
    l'attraper au pré. Une fois attrapé, lui mettre un filet et une selle relevait au départ de l'exploit. Quant à me faire accepter sur son dos... 
    Son débourrage, très mal fait (à "coup de pelle" comme je qualifie cette manière de faire), l'avait rendu terrifié devant l'Homme.
    Son premier propriétaire ne parvenant plus à l'attraper (forcément !!!) l'a mis avec son frère à l'abattoir (ils étaient de plus infectés
    par la gourme) et c'est "ma" vétérinaire qui voyant ces deux chevaux y entrer, n'a pu se résoudre à les y laisser abattre. Elle les a
    racheté, les a soigné sans être toutefois certaine de parvenir à les sauver car la gourme était très avancée. Une fois soignés, elle les
    a mis en pâture, et c'est ainsi que Kurgan (que j'ai racheté) et Cirus (racheté par un de mes amis) on pu trouver deux humains pour
    enfin les accompagner dans une vie sereine.
    Je lui ai changé de nom (il s'appelait alors Barth), mais je ne voulais plus qu'il entende ce mot lui rappelant de très mauvais souvenirs.

    Kurgan s'est longtemps montré très imprévisible à la monte, ayant peur de la moindre chose que moi je ne voyais pas forcément.
    Il m'a fallu deux années au quotidien pour reprendre tout à zéro de son lourd passif et parvenir à gagner totalement sa confiance.  
    J'ai utilisé les techniques des chuchoteurs (éducation ou rééducation de chevaux qui utilise des méthodes basées sur la compréhension 
    du comportement du cheval, et s'inspire de l'éthologie équine). Quand il m'a offert cette confiance, elle est devenue très exclusive. 
    Notre relation a été l'expérience la plus fantastique de toutes celles que j'ai pu vivre au contact des animaux.  Juste ma voix suffisait 
    à l'apaiser si je le sentais en proie à l'inquiétude devant une situation inconnue, et des situations inconnues nous en avons eu pléthore. 
    Dans certaines circonstances lui aussi parvenait à me rassurer d'ailleurs, avec son pied sûr et son grand sens de l'orientation qui m'a 
    sauvée de nombreuses fois de l'égarement ou de sentiers difficiles alors que nous randonnions lui et moi sur le massif de l'Aigoual.

    Grâce à la patience, à la confiance mutuelle,  je suis parvenue à lui donner un très bon niveau de dressage (changement de 
    pied au temps, piaffé, passage, arrêt glissé... ). Cétait un cheval réellement généreux tant en dressage que lors de nos randos.

    Avec Kurgan, cinq autres équidés sont arrivés également dans nos vies :  Indiana un Anglo-Arabe (cheval de ma fille) et Arkane un Âne de Provence, 
    tous deux sauvés d'une "mort programmée" par mal-nutrition. Puis Italik, un Comtois entier de deux ans destiné à la viande que nous avons racheté...
    au prix de l'abattoir. Minuit , un jeune Méruns qui m'a été donné par une cavalière qui ne parvenait ni à le débourrer ni à s'en occuper (devenu le cheval
    d'un de mes deux fils), et enfin, deux pouliches pur sang Arabe, Kéespoire (cheval de Laurent) et Koumia (deux "coups de foudre") découvertes chez un 
    éleveur-naisseur, toutes deux issues d'un père grand champion d'endurance, et arrivées dans nos pâtures à l'âge de six mois (mes premières expériences
    parfois cocasses avec des foals) et désensibilisées elles aussi aux méthodes des chuchoteurs. 

    Kurgan a trouvé sa place de protecteur dominant de ce petit troupeau de bonheur, suivi de deux Borders Collies, Noé et Némo, deux frères, 
    toujours dans leurs jambes dans les pâtures. et nous accompagnant en randonnées. 

    Depuis mon enfance (dès 7 ans), de nombreux chevaux ont croisé ma route. J'ai commencé par apprendre l'équitation traditionnelle auprès d'enseignants
    issus de Haute École de Saumur en région parisienne et auprès de qui j'ai passé mes diplômes, puis en 1994, lors de mon arrivée dans le Sud, je me suis
    dirigée vers l'équitation centrée et les chuchoteurs. Ce sont des méthodes en parfaite opposition.
    Les chevaux quant à eux m'ont appris leur langage, mais aussi à travailler la patience, l'observation, l'humilité également... Ils m'ont donné d'immenses
    joies mais aussi d'énormes peurs, larmes et inquiétudes. Ils m'ont donné d'apprendre beaucoup d'eux, mais également beaucoup de moi. 
    Chacun d'eux a une belle histoire et ils sont tous de superbes cadeaux de vie. Et puis, quatre cavaliers sur cinq dans une famille, ça aussi c'est cadeau.
     Kurgan aura cependant été le cheval qui m'a laissé la plus belle et la plus forte empreinte.

     


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