• Entrée en matière : Apprendre la technique pour pouvoir l'oublier...

     

    "Il est conseillé de maitriser les notions de base de la photographie, tel que vitesse, diaphragme, focale afin de pouvoir
    oublier la technique et se concentrer sur l’acte et le message photographique, la lumière, la composition, l’instant…"
    (Vincent Munier)

     

    « Il faut apprendre la technique pour pouvoir ensuite l’oublier »

     

    Magazine "Toutes saisons" n° 4 

     


    Je ne vais pas vous faire ici une notice ou mode d’emploi.
    Je vais me contenter de parler de ma vision des choses concernant cette petite phrase que j’ai souvent lues sur mon espace photos blog :
    « J’aime la photo mais la technique me fait ch… ! »

    Je comprends bien, lire une notice c’est particulièrement rébarbatif (surtout si elle contient 272 pages voir plus !), et je ne vais pas affirmer
    qu’il est nécessaire de l’éplucher dans sa totalité ni de comprendre comment est fabriqué votre appareil photo pour pouvoir faire une
    photo qui vous fera plaisir.

    Malgré tout, et je vais imager mes propos d’un exemple, pour pouvoir conduire votre voiture sereinement, il a bien fallu apprendre à
    quoi servait l’embrayage, le levier de vitesse, le volant, les rétroviseurs… et il a fallu apprendre à vous servir de tout cela en même temps !
    Aussi ce qui vous a certainement, et tout comme moi, semblé très compliqué le jour ou vous vous êtes installés pour la première fois
    derrière un volant, vous semble tellement simple aujourd'hui et fait sans avoir à y réfléchir.

    Pour la photo c’est identique il me semble. Il est nécessaire d’apprendre quels sont les impacts de nos gestes sur notre APN pour obtenir
    telle ou telle chose… tout comme il est important de savoir quel boitier et quelles optiques choisir selon les photos que nous désirons faire.

     

     Il faut apprendre la technique pour pouvoir ensuite l’oublier...


    La technique n’est pas foncièrement indispensable, car il y a toujours la possibilité de choisir les modes « Automatique » ou « Programme »,
    mais dans ces deux cas, ce n’est pas nous qui maîtrisons nos prises de vue mais notre appareil, d’où parfois de « belles » déceptions quant au résultat.
    La profondeur de champ ne correspondra pas forcément à ce que nous voulions obtenir, la vitesse choisie par l’APN ne sera pas forcément assez rapide
    pour obtenir une photo nette si le sujet est en mouvement, la photo sera trop claire ou pas assez…

    Pourtant nous pouvons choisir de décider de ces choses, et ce n’est pas la mer à boire.

    Pour cela il me semble indispensable, je pense, de ne pas avoir à réfléchir, et donc de s’entraîner comme nous l’avons fait avec notre voiture.
    Il est donc nécessaire de comprendre que monter en ISO à un impact sur la lumière mais que trop d’ISO implique du bruit, que la vitesse a aussi
    un impact sur la lumière (plus de vitesse implique moins de lumière) et que l’ouverture a également un impact sur la lumière (plus on ouvre, plus la
    lumière entre et inversement).  En bref tout se joue sur la lumière et il faut comprendre comment imbriquer ces trois éléments : Ouverture/vitesse/iso.

    Pour parvenir à obtenir les clichés que nous avons décidé d’avoir sans déception nous devons pouvoir faire les gestes sans avoir à vraiment
    réfléchir, juste en sachant instantanément l’impact que nous allons donner par nos actions.

    Par exemple le choix de l’ouverture sur une simple fleur à quelques secondes d’écart et avec le même arrière plan va totalement modifier le
    résultat du cliché obtenu.


    Il faut apprendre la technique pour pouvoir ensuite l’oublier...

    (f/2.8 – 1/1600s – ISO 800)

    Il faut apprendre la technique pour pouvoir ensuite l’oublier...

    (f/22 - 1/30s – ISO 800)

     

    Pour cela nous devons comprendre essentiellement (je crois) comment fonctionne un diaphragme et quels sont les impacts du choix de
    l’ouverture, de la vitesse nécessaire au sujet et à la longueur de focale de notre optique et des ISO selon la lumière dont nous disposons
    au moment précis.

    Le cadrage choisi a aussi une importance capitale dans le rendu de votre cliché.
    Coller le bec d’un oiseau dans le bord de votre photo lui donne une sensation de « manque d’air ». 

    Cet exemple est aussi valable pour une fleur selon le sens ou elle se présente dans le viseur. Même si toute règle est faite pour être
    transgressée, elle doit être transgressée avec « réflexion », c’est ainsi qu’on peut choisir de présenter un sujet plein centre, mais il faut
    que les conditions pour rendre le cliché agréable au regard soient réunies.

     

    Entrée en matière : Apprendre la technique pour pouvoir l'oublier...

    Un oiseau manquant d’air (trop d'espace sur la droite et pas
    assez sur la gauche), de plus il est beaucoup trop centré
    dans l'image.

    Entrée en matière : Apprendre la technique pour pouvoir l'oublier...

    Un oiseau avec de l’air et dont la règle des tiers est respéctée

     

    Je ne prétends pas faire un cours ici, et surtout ne prétends pas non plus maîtriser la totalité de la technique photographique, loin de là !
    J'ai des tas de choses à apprendre, mes photos sont loin d'être excellentes, mais je poursuis ma route de l'apprentissage à chacune de mes sorties,
    chaque situation étant différente et nouvelle.

    Simplement, et pour en arriver de fil en aiguille à mon article "Oh quelle chance... !", dans l'onglet voisin, avec tous ces éléments réunis,
    je ne pense vraiment pas que le facteur chance soit l'élément essentiel en photographie !

    Juste donc... vous suggérer pour progresser et y prendre plaisir (ce que je n'ai de cesse de faire, y prendre plaisir) de rechercher sur le net.
    De très bon liens expliquent cela parfaitement clairement, mais surtout, oui SURTOUT, de pratiquer, de vous tromper (ne jetez pas une
    mauvaise photo avant d’avoir lu les exifs pour comprendre ou se situe l’erreur), de persévérer sans se décourager.

    Pour ce qui est des Forums en revanche, je trouve malheureusement que trop de personnes y sont très souvent fort désagréables et capable 
    de décourager un troupeau de passionnés.