• Donjon des Aigles - Beaucens - Hautes Pyrénées (65)

    Fiche info ICI

    Faucon lanier - Falco biarmicus - Lanner Falcon

     

    Faucon lanier - Falco biarmicus - Lanner Falcon    Faucon lanier - Falco biarmicus - Lanner Falcon

     

    Faucon lanier - Falco biarmicus - Lanner Falcon

     

    Faucon lanier - Falco biarmicus - Lanner Falcon

     

    Faucon lanier - Falco biarmicus - Lanner Falcon

     

    Faucon lanier - Falco biarmicus - Lanner Falcon    Faucon lanier - Falco biarmicus - Lanner Falcon

     

    Faucon lanier - Falco biarmicus - Lanner Falcon

     

     


    36 commentaires
  • Correction d'identification :  de ce que je pensais être un Faucon Crécerellette

    Extrait de mail : "La coloration bleutée de la tête n'a pas l'air uniforme et présente de petites stries qui correspondent plutôt à celle du crécerelle ! Le Crécerellette étant absent de France à la "Mauvaise" saison."

    Merci à Alain Perthuis (Ornithologue - Naturaliste à l'O.N.F. dans le Loir-et-Cher), auteur de :

    - Les oiseaux du Loir-et-Cher
    - Synopsis ornithologique
    - Cahiers ornithologiques
    - Avifaune et ornithologie

     

    Villeneuve Lès Maguelone - Hérault

    Fiche info ICI

    Faucon crécerelle - Falco tinnunculus

     

    Faucon crécerelle - Falco tinnunculus

     

    Faucon crécerelle - Falco tinnunculus

     

    Faucon crécerelle - Falco tinnunculus

     

    Faucon crécerelle - Falco tinnunculus


    42 commentaires
  • Villeneuve lès Maguelone - Hérault

    Fiche info ICI

    Faucon crécerelle - Falco tinnunculus

     

    Faucon crécerelle - Falco tinnunculus

     

    Faucon crécerelle - Falco tinnunculus

     

    Faucon crécerelle - Falco tinnunculus

     

     


    19 commentaires
  • "Vol libre" - Provins (77)

    Faucon Pélerin...

     

    Faucon Pélerin...

     

    Faucon Pélerin...

     

    Faucon Pélerin...

     

     


    33 commentaires
  • "Vol Libre" - Provins (77)

    Fiche Info ICI 

    Faucon Gerfaut...

     

     

     


    22 commentaires
  • "Vol Libre' - Provins (77)

    Faucon Pèlerin...

     

    Faucon Pèlerin...

     

    Faucon Pèlerin...

     

    Faucon Pèlerin...

     

    Faucon Pèlerin...

     

    Faucon Pèlerin...

     

     

     


    36 commentaires
  • "Vol Libre " - Provins (77)

    Vol de Faucon Pélerin...

     

    Vol de Faucon Pélerin...

     

    Vol de Faucon Pélerin...

     

    Vol de Faucon Pélerin...

     

    Vol de Faucon Pélerin...

     

     


    7 commentaires
  • "Vol Libre" - Provins (77)

    Infos ICI

     Caracara Austral ou Caracara de Forster ou encore Caracaca funèbre...

     

    Caracara Austral ou Caracara de Forster ou encore Caracaca funèbre...

     

    Caracara Austral ou Caracara de Forster ou encore Caracaca funèbre...

     

    Caracara Austral ou Caracara de Forster ou encore Caracara funèbre...

     

    Caracara Austral ou Caracara de Forster ou encore Caracara funèbre...

     

    Caracara Austral ou Caracara de Forster ou encore Caracara funèbre...

     

     


    20 commentaires
  • "Vol libre " (Provins - 77)

    Faucon crécerelle...

     

    Faucon crécerelle...

     

     


    31 commentaires
  • Infos ICI

    Faucon crécerelle ("Vol libre" - Provins - 77)

     

    Faucon crécerelle ("Vol libre" - Provins - 77)

     

    Faucon crécerelle ("Vol libre" - Provins - 77)

     

    Faucon crécerelle ("Vol libre" - Provins - 77)

     

    Faucon crécerelle ("Vol libre" - Provins - 77)

     

    Faucon crécerelle ("Vol libre" - Provins - 77)

     

     

     


    43 commentaires
  • Infos ICI

     

    Faucons crécerelles... (Vol libre - Provins - 77)

      

     


    14 commentaires
  • Infos ICI 

    Caracara... ("Vol libre" - Provins)

     

    Caracara... ("Vol libre" - Provins)

     

    Caracara... ("Vol libre" - Provins)

     

    Caracara... ("Vol libre" - Provins)

     

    Caracara... ("Vol libre" - Provins)

     

    Caracara... ("Vol libre" - Provins)

     

    Caracara... ("Vol libre" - Provins)

     

    Caracara... ("Vol libre" - Provins)

     

    Caracara... ("Vol libre" - Provins)

     

    Caracara... ("Vol libre" - Provins)

     

     


    36 commentaires
  •  

    (Infos ICI)

    Faucon Pélerin...

     

    Faucon Pélerin...

     

    Faucon Pélerin...

     

    Faucon Pélerin...

     

    Faucon Pélerin...

     

    Faucon Pélerin...

     

     


    31 commentaires
  • Faucon Pélerin (Vol libre - Provins)

     

    Faucon Pélerin (Vol libre - Provins)

     

    Faucon Pélerin (Vol libre - Provins)

     

    Faucon Pélerin (Vol libre - Provins)

     

    Faucon Pélerin (Vol libre - Provins)

     

    Faucon Pélerin (Vol libre - Provins)


    30 commentaires
  • Parc Ornithologique du pont de Gau 

    Faucon pélerin (Parc ornithologique du Pont de Gau - Bouches du Rhône - 13)

     

    Faucon pélerin (Parc ornithologique du Pont de Gau - Bouches du Rhône - 13)

     

    Faucon pélerin (Parc ornithologique du Pont de Gau - Bouches du Rhône - 13)

     

    Description de la famille : Le mot faucon vient du latin Falco qui signifie faucon, lui même dérive du mot falx qui signifie " faux ", par allusion à la forme des ailes en forme de lame de faux.


    Identification : Posé, le faucon pèlerin paraît "compact", plus court et relativement plus large d'épaules que la buse variable, il est aussi sensiblement moins volumineux. En fait la femelle a la corpulence d'un gros ramier, alors que le mâle, 1/3 plus petit d'où son nom de "tiercelet", a celle d'un pigeon domestique. Ce terme de "tiercelet" est emprunté à la fauconnerie, il désigne à l'origine le mâle du pèlerin, exclusivement, mais depuis plusieurs décennies il est généralisé au mâle de tous les rapaces.
     - La tête ronde, assez volumineuse par rapport au corps, paraît relativement plus petite chez la femelle que chez le mâle. Elle est noire chez l'adulte, brun plus ou moins sombre ou roussâtre chez les jeunes de moins de 1 an. Les joues sont marquées d'une large tache noire en forme de "favoris". - La moustache - commune à toutes les variétés de faucons, elle est particulièrement large chez le pèlerin. La tête noire et les larges moustaches donnent l'impression que l'oiseau est casqué.
     - Le bec est courbe, court et pourvu d'une denticulation à la mandibule supérieure qu'on observe chez tous les faucons. Cette sorte de "dent" permettrait aux faucons de tuer plus facilement leur proie en coupant les ligaments et la mœlle épinière, lorsqu'ils la mordent au niveau du cou après la capture.
     - Le plumage des deux sexes est sensiblement le même. Le dos est marron plutôt uniforme chez les jeunes, gris chez les adultes. Cependant, le mâle est souvent plus clair que la femelle, dont les couleurs tendent vers le gris anthracite plus ou moins teinté de brun. Chez la femelle, le contraste clair à la base de la queue est moins marqué que chez le tiercelet. Les parties inférieures sont chamois, ponctuées de "larmes" marron chez les jeunes, blanc à blanc roussâtre barrées aux flancs et les faces inférieures chez les adultes. Le mâle, plus souvent que la femelle, a la gorge claire uniforme ou peu marquée, alors que celle de la femelle est généralement parsemée de grosses taches noires. À distance, le mâle paraît donc plus contrasté - blanc et gris - sur les parties inférieures, au contraire de la femelle qui paraît de teinte plus uniforme, claire ou roussâtre, mais fréquemment plus roussâtre que les mâles.
     - La cire (cette peau qui recouvre les pattes, la base du bec et le tour de l'œil) est jaune-maïs chez les adultes. Chez les jeunes elle est bleue, pour ce qui concerne la cire du bec et le tour de l'œil. Celle des pattes est bleue à jaune verdâtre et évolue progressivement au jaune terne au cours des mois qui suivent l'envol.
     
    En vol battu, les ailes coudées vers l'arrière - en forme de lame de faux - paraissent pointues. Les battements d'ailes sont rapides - 5 à 6 pas seconde - et de faible amplitude quand il s'agit d'un vol de déplacement ordinaire. Ce vol est entrecoupé de courts planés. Au contraire quand il s'agit d'un vol d'attaque, les battements, tout aussi véloces, sont de très grande amplitude et accélérés jusqu'au moment où le faucon replie les ailes pour le piqué terminal.
     
    En vol plané, si le vent est assez portant, les ailes sont coudées vers l'arrière, la queue pratiquement fermée ; l'oiseau présente alors l'allure d'une grande hirondelle, ou selon la comparaison de Paul Géroudet, la forme d'une ancre de marine. En revanche si le vent est moins portant, la queue est totalement déployée en éventail et les ailes pratiquement droites à l'horizontale du dos, l'oiseau a alors l'aspect d'une croix. Chez les femelles, plus lourdes et "denses", le bout de l'aile fait souvent un angle en pointant vers le haut à partir du poignet.
     
    Chant : Le Faucon pèlerin huit, réclame..
     Hors période de nidification, le pèlerin est habituellement silencieux, en revanche de mi-février à fin-juin (période de reproduction), et plus particulièrement lors des pariades (février-mars), il est très démonstratif et bruyant. Perchés dans le site de reproduction, le mâle aussi bien que la femelle, émettent des cris longs et traînants qui pourraient constituer le "chant". En vol ou posés sur l'aire ou ses abords, les faucons produisent de nombreuses émissions vocales brèves et "claquantes" (les "Tsicks") qui indiquent un haut niveau d'excitation en particulier à l'approche d'un congénère. S'il est dérangé ou se sent menacé, durant la période de reproduction, le pèlerin "alarme" : cri bref, haché et répétitif "kré, kré , kré...".
     
    Habitat : Le faucon pèlerin est un oiseau rupestre. Il utilise les falaises aussi bien comme point d'observation élevé pour la chasse que pour nicher. Ses plus fortes densités se trouvent donc dans les régions riches en proies potentielles et où les escarpements rocheux sont nombreux. En France, il est cantonné aux falaises côtières de la Manche, ou le long des fleuves de plaine (vallée de Seine par exemple) et jusque vers 2 000 m d'altitude dans les Alpes. Quand les populations rupestres sont à saturation, le pèlerin investit carrières et constructions humaines élevées, jusque dans les grandes agglomérations ou dans les arbres, pour se reproduire. Il niche même parfois au sol, en particulier dans la toundra arctique.
     
    Distribution : Le faucon pèlerin est cosmopolite. On le trouve dans toutes les parties du monde, exceptées les régions à très faible ou très forte hygrométrie (déserts secs et froids de l'arctique, secs et chauds du Sahara, Gobie et Australie Centrale). Dans ces régions à faible hygrométrie il est remplacé par les faucons "de désert", les hierofalcos (gerfaut, sacre, lanier, laggar, faucon brun, faucon de prairie). Dans les forêts tropicales humides et la Nouvelle-Zélande sa niche écologique est occupée par des espèces voisines, mieux adaptées à ces conditions climatiques particulières (faucon à poitrine orangée en Amazonie, Taita en Afrique Equatoriale, ou faucon de nouvelle-zélande.
     
    Comportements : Le faucon pèlerin est remarquable par ses capacités de vol.

    En période nuptiale, les deux partenaires se livrent à des jeux aériens : poursuites, piqués vertigineux, loopings, tout à fait spectaculaires. Lors de piqués verticaux de très grande hauteur, sa vitesse peut dépasser 350 km/h. La femelle plus lourde atteint des vitesses plus élevées, bien que le tiercelet, du fait de sa petite taille, donne l'impression d'être plus rapide.
     
    En chasse, à la suite d'un vol plané ou d'un vol battu "de placement" qui peut se poursuivre sur plusieurs kilomètres, le faucon referme ses ailes pour l'attaque terminale. Ce piqué "ailes fermées" est le plus souvent réalisé selon des angles compris entre 30 et 40-50° sous l'horizontale. Lors de ces attaques, le temps de descente, ailes plus ou moins collées au corps, n'est pas suffisant pour que la vitesse puisse dépasser 150 à 250 km/h. Cependant, il arrive parfois, lors de piqués de chasse verticaux de plus de 1km - très rarement observés - que la vitesse puisse vraisemblablement dépasser les 350 km/h, comme le montrent des mesures faites en soufflerie (Tucker et Cade) ou sur des faucons lâchés depuis un avion (Ken Franklin).
     En fin de piqué la trajectoire est plus ou moins horizontale ou montante, de sorte que la proie est abordée par derrière dans l'angle mort de la queue.
     Si la proie n'a pas repéré l'arrivée du faucon, elle est soit liée - c'est à dire prise directement dans les serres - soit buffetée - c'est à dire frappée au passage par les serres tendues en avant, et non pas avec le bréchet comme cela a pu être dit parfois. Dans ce cas, le faucon "ressource" vers le ciel et pique de nouveau pour capturer la proie en train de tomber. En tous cas dans les derniers mètres, le faucon se redresse presque perpendiculairement à la trajectoire, serres tendues en avant au niveau du bec (ce mouvement provoque un bruit de "souffle" très puissant et impressionnant). Si la proie est buffetée, elle est tuée voire disloquée par le choc. Si elle est liée, le contact reste assez violent pour que l'oiseau capturé soit tué ou étourdi sous le choc. Dans tous les cas, après la capture, la proie est mordue au cou pour être tuée. Quand elle est de petite taille, elle peut être plumée et mangée en vol, sinon le faucon la transporte jusqu'à la falaise pour la plumer et la manger. Quand le faucon est rassasié et que sa proie n'est pas totalement consommée, les restes sont cachés dans une anfractuosité ou derrière une touffe de végétation dans la falaise.
     Le taux de réussite des attaques varie considérablement d'une région et d'une période de l'année à l'autre. Les plus forts taux - environ 1 prise pour 5 à 10 attaques - sont observés lors d'attaques au dessus de plans d'eau où les proies n'ont pas de refuge possible. Mais généralement, le taux de capture est plus proche de une prise pour 15 attaques, en moyenne.
     
    Les couples sont très attachés à leur territoire, mais ce sont surtout les mâles - les tiercelets - qui sont les "propriétaires" du site et qui le défendent contre les intrus. Les femelles quant à elles sont moins attachées au site et peuvent selon les cas changer de site et de partenaire d'une année à l'autre. En revanche du fait de leur forte corpulence, se sont surtout elles qui défendent le site et la nichée contre les intrusions de prédateurs potentiels. Les attaques défensives sont généralement accompagnées de cris d'alarme, alors que les attaques territoriales vis à vis d'un autre pèlerin sont accompagnées de "ticks" sonores et répétés. Qu'elles soient territoriales, ou défensives, quand les 2 partenaires sont présents dans le site, ils participent tous deux aux attaques, le tiercelet étant le plus agressif vis-à-vis d'un autre tiercelet et restant plus en retrait quand il s'agit d'une attaque défensive interspécifique.
     
    Vol : En vol battu, les ailes coudées vers l'arrière (en forme de lame de faux) paraissent pointues. Les battements d'ailes sont rapides - 5 à 6 pas seconde - et de faible amplitude quand il s'agit d'un vol de déplacement ordinaire. Ce vol est entrecoupé de courts planés. Au contraire quand il s'agit d'un vol d'attaque, les battements, tout aussi véloces, sont de très grande amplitude et accélérés jusqu'au moment où le faucon replie les ailes pour le piqué terminal.
     
    En vol plané, si le vent est assez portant, les ailes sont coudées vers l'arrière, la queue pratiquement fermée ; l'oiseau présente alors l'allure d'une grande hirondelle, ou selon la comparaison de Paul Géroudet, la forme d'une ancre de marine. En revanche si le vent est moins portant, la queue est totalement déployée en éventail et les ailes pratiquement droites à l'horizontale du dos, l'oiseau a alors l'aspect d'une croix. Chez les femelles, plus lourdes et "denses", le bout de l'aile fait souvent un angle en pointant vers le haut à partir du poignet.
     
    Nidification : En France, le cantonnement des couples débute avec les premiers beaux jours de février (quelquefois mi-janvier), et culmine début mars. Les accouplements commencent environ 2 à 3 semaines avant la ponte. Comme les nocturnes, les faucons ne construisent pas de nid. Ils pondent à même le sol sur une vire, dans un trou, une niche, ou un ancien nid de grands corbeaux ou d'un autre rapace. Le substrat sableux ou terreux qui recouvre le sol est gratté par l'un ou l'autre des deux adultes. Dans une falaise, plusieurs "emplacements" sont grattés, aussi bien par le mâle que la femelle, mais c'est la femelle qui, au dernier moment, fait le choix de pondre dans l'une ou l'autre des " coupelles de grattage" qui deviendra "l'aire".
     
    La ponte comporte de 3 à 4 œufs, plus rarement 2 ou 5 (jusqu'à 6 exceptionnellement, seulement 2 cas connus). Les œufs, de couleur marron rougeâtre, sont pondus toutes les 48 à 72 heures. Si la ponte est détruite dans les premiers jours de l'incubation, une ponte de remplacement peut débuter 15 jours plus tard (capacité qui a été mise à profit lors du "projet pèlerin", initié en 1974 dans le Jura pour accroître la productivité naturelle de la population de faucons, décimée par la contamination par les organochlorés et les "désairages").
     Dans les quelques jours qui précèdent la ponte, le ventre de la femelle est gonflé et l'oiseau ne vole plus guère, elle est nourrie par le tiercelet.
     
    L'incubation dure 30 jours, elle est assurée, grosso-modo, au 2/3 du temps par la femelle et 1/3 par le mâle. Elle débute à la ponte de l'avant dernier œuf (en général le 3ème) de sorte que les poussins éclosent pratiquement tous le même jour à 24 heures près. Au cours de leur première semaine, il n'y a pas de différence de taille entre mâles et femelles. À l'éclosion, les poussins sont recouverts d'un premier duvet blanc très fin, qui sera remplacé par le deuxième duvet, beaucoup plus dense et épais, à partir du 15ème jour.
     
    L'élevage : Si les conditions météorologiques sont bonnes, la femelle ne quitte pas ses jeunes durant la première semaine. Elle reste sur eux pour les garder au chaud, plus ou moins allongée et de plus en plus redressée au fil des jours. Si tout se passe normalement, le mâle chasse et apporte les proies à l'aire. C'est la femelle qui dépèce et distribue la nourriture, mais le mâle est tout à fait capable d'assurer aussi cette tâche, quand la femelle le laisse faire.
     Vers le 15ème jour les jeunes se couvrent du 2ème duvet, dont ils sont entièrement recouvert le 20ème jour. Ce duvet très dense et épais, permet aux fauconneaux de résister par eux même aux faibles températures. La femelle les laisse alors de plus en plus souvent et longtemps seuls tout en restant à proximité pour les protéger le cas échéant, à la condition que le mâle s'acquitte correctement de sa tâche, l'apport de proies. Si pour une raison quelconque - tiercelet mauvais chasseur, " paresseux ", conditions météorologiques défavorables - la femelle peut quitter le site et aller chasser par elle-même. La nichée laissée sans protection et alors à portée d'autres prédateurs, le grand corbeau, entre autres.
     On a observé quelques fois qu'une deuxième femelle, généralement une immature, se fasse accepter par le couple nicheur et participe aussi bien à l'incubation qu'au nourrissage des jeunes.
     
    Régime : Il n'est pas possible de donner un régime bien précis, celui-ci variant considérablement d'une région et d'une période de l'année à l'autre.
     Ornithophage, le pèlerin ne chasse pratiquement que des oiseaux capturés en vol. Toutefois il lui arrive, comme tous les oiseaux, de capturer aussi de gros insectes en vol - hannetons par exemple - ou des chauves-souris et de façon anecdotique des rongeurs.
     Le mâle, plus petit, se contente de proies dont la taille varie de celle de la mésange à celle du geai, voir du pigeon colombin.
     La femelle, plus corpulente, capture des proies dont la taille varie de celle du merle à celle du pigeon ramier, rarement plus gros. La capture de canards, ou même d'oies et de hérons, a été mentionnée, mais ces captures sont tout à fait exceptionnelles et le fait d'oiseaux nordiques - plus corpulents - sur leur parcours migratoire, donc non "tenus" de ramener à la falaise, la proie qui est mangée sur place. Ces proies exceptionnelles mises en avant, ont souvent donné une fausse idée de la réalité du régime alimentaire du faucon pèlerin, en sur estimant ses capacités de chasseur.
     
    Protection / Menaces : Dans les années soixante, l'usage massif de pesticides organochlorés en l'agriculture - DDT, Heptachlore, Lindane, etc... - a entraîné un déclin spectaculaire de l'espèce dans la plupart des régions du globe. En France, le pèlerin ne subsistait plus que dans les régions montagneuses les moins touchées par la pollution chimique - Jura, Alpes, sud Massif Central, Pyrénées, Corse.
     De nos jours, le prélèvement des œufs et des jeunes pour leur utilisation et leur commerce, a pratiquement disparu grâce au bannissement des pesticides organochlorés et à la reproduction des rapaces en captivité qui permet de satisfaire à la demande.
     
    Aujourd'hui, la plus grande menace est l'envahissement des sites de nidification traditionnels par des activités touristiques à caractère sportif - escalade, vol libre, etc... Autrefois inaccessibles les sites les plus remarquables, ceux qui précisément ont permis à l'espèce d'échapper à l'éradication, deviennent le terrain de jeu de citadins en mal de nature ou de sensations fortes.
     
    De plus, l'expansion accélérée des populations de grand-duc constitue un facteur naturel aggravant. Les couples cantonnés, perturbés par la présence du grand nocturne, abandonnent la ponte et disparaissent du site, soit parce qu'ils tentent d'échapper à la prédation, soit parce qu'ils sont tombés sous les serres du grand-duc.
     

    Cette situation ne serait pas catastrophique - le grand-duc et le pèlerin se côtoient depuis des millénaires - si les pèlerins disposaient encore des sites "refuges" leur permettant d'échapper à la prédation. Malheureusement, ces "refuges historiques" sont aujourd'hui bien souvent "stérilisés" par les activités de plein air mal contrôlées.

    Source : http://www.oiseaux.net/oiseaux/faucon.pelerin.html


     


    20 commentaires
  • Parc Ornithologique du pont de Gau  

    J'ai eu le plaisir de pouvoir discuter un moment avec une soigneuse du Parc Ornithologique du Pont de Gau.
    J'ai donc pu avoir quelques explications concernant les oiseaux se trouvant dans les volières.

    Ces grandes volières, abritent des oiseaux handicapés.
    Ces oiseaux ne peuvent être relâchés, car leur vie seraient alors en danger (oeil crevé, aile brisée et empêchant le vol...).

    Dans ces volières, les oiseaux se reproduisent, et les petits quant à eux, sont remis en liberté quand ils atteignent l'âge de l'autonomie.

    L'infirmerie n'est pas ouverte aux visiteurs, de manière à ce que les oiseaux blessés et capables re recouvrer leur libertée, s'habituent le moins possible à la présence humaine.

     

    Identification : Les faucons (du Lat. Falco, onis, falx, faulx, celui dont les ongles sont en forme de faux) sont de petits oiseaux de proie. Le pèlerin a un bec court et recourbé dès la base. Facile à identifier au vol par sa silhouette d'ancre formée par ses longues ailes et sa queue. Plumage variable, de foncé à gris clair.
     Au XIIIème siècle, le pèlerin (du Lat, peregrinus "de l'étranger" ; "oiseau de passage") a été ainsi nommé car on ne trouvait pas son aire de nidification, il a donc longtemps été pris pour un oiseau migrateur.
     
    Chant : Le Faucon pèlerin huit, réclame.. Le faucon pèlerin est habituellement silencieux, excepté au nid.
     
    Habitat : Le faucon pèlerin se reproduit sur les corniches des falaises et dans les crevasses, en montagne et sur les côtes maritimes, et à présent, il commence à nicher sur les hauts immeubles dans les zones urbaines.
     
    Distribution : Le faucon pèlerin se trouve dans toutes les parties du monde, excepté dans les régions arctiques froides et sèches, et les forêts tropicales humides.
     
    Comportements : Ils ne chassent qu'au vol et percutent leurs proies avec le bréchet après avoir effectué un long piqué quasi vertical (les ailes fermées). Le buffetage est une technique de chasse typique du faucon pèlerin.
     Malgré la supériorité de ses armes, il n'est pas rare de voir des corbeaux lui livrer bataille, où ce dernier n'a pas toujours l'avantage.
     Il s'élève à une grande hauteur, et pique à une vitesse allant de 320 à 380 km à l'heure. Il contrôle son plongeon, capture sa proie et atterrit quand il le veut. C'est l'animal le plus rapide dans sa façon de chasser. Il peut aussi chasser sur le sol, avec les serres, pour capturer des insectes, des lézards et des mammifères.
     Le faucon pèlerin est en couple pour la vie. Les vols nuptiaux sont spectaculaires, avec de magnifiques parades aériennes. Une fois le couple scellé, ils chassent ensemble et la femelle réclame de la nourriture au mâle.
     Le faucon pèlerin défend son nid agressivement, attaquant de grands oiseaux ou mammifères.
     
    Vol : C'est l'oiseau le plus rapide en vol au monde, avec des piqués qui peuvent atteindre 320 km/h et même plus. Leurs ailes longues et pointues leur permettent un vol puissant, rapide et agile tout à la fois.
     Le vol battu est lent, raide avec des battements peu amples. En vol à voile, les ailes sont à l'horizontale avec la main légèrement relevée.
     
    Nidification : Le faucon pèlerin se reproduit depuis fin février jusqu'à mi-avril. Le mâle choisit le site du nid, et les couples reviennent année après année au même endroit. Le nid est une dépression peu profonde grattée dans le sol, le sable ou la végétation, et tapissé de matériaux doux.
     La femelle dépose 3 à 5 oeufs blanc-crème tachetés de brun-roux, toutes les 48 heures. L'incubation dure environ 29 à 32 jours, essentiellement par la femelle, mais le mâle l'aide parfois et la nourrit, en apportant de la nourriture au nid.
     Les poussins sont couverts de duvet blanc-crème à la naissance. Le mâle chasse pour les poussins et la femelle. C'est elle qui les nourrit, plumant les proies avant de leur donner à manger.
     Les jeunes quittent le nid à l'âge de 35 à 45 jours, et restent avec les adultes plusieurs semaines encore.
     
    Régime : Sa proie préférée est le pigeon biset (Columba livia), mais son régime alimentaire se compose d'une grande variété d'espèces, notamment les oiseaux. Il peut aussi se nourrir de petits reptiles et de mammifères tels que les chauves-souris, les rongeurs, les écureuils et les rats. Les petites proies sont avalées en vol.
     
    Protection / Menaces : Dans les années 1960, l'usage massif d'organochlorés en l'agriculture entraînait un déclin spectaculaire de l'espèce dans beaucoup de ses sites de nidification en Europe. Même si ce facteur a encore une influence sur les taux de reproduction, actuellement la menace principale est le prélèvement d'oeufs et de jeunes pour son utilisation et son commerce.
     
    Sources :
    ◦IOC World Bird List (v2.10), Gill, F and D Donsker (Eds). 2011.




    12 commentaires