• "Il ne faut pas juger !"



    1
    Samedi 20 Mai à 22:49

     

    Coucou Pascale,
    J'ai lu avec attention ce texte.
    Tout d'abord, j'ai grand plaisir à te lire, les mots sont toujours employés à bon escient et je sais combien tu aimes et défends la langue française.
    Pour revenir au sujet de cet article, bien sûr qu'il faut juger.
    On ne peut pas se faire une opinion si auparavant, on n'a pas porté de jugement.
    Il nous faut réfléchir, penser, raisonner...afin de porter un jugement.
    Tu as raison de citer tous ces philosophes ainsi que la pensée de Descartes....Philosopher est indissociable de nos jugements et guide en partie nos actes.
    Et comme tu écris aussi, la démocratie permet de poser des opinions, la dictature les condamne car seule la pensée unique régne.
    Juger, n'est pas un acte simplement négatif et je suis d'accord avec ce que tu dis, je reprends tes mots, ce n'est ni dénigrer, médire, propager de la rumeur, déballer, étaler.... etc, etc.
    Après oui si la personne n'aime pas être jugée, c'est sûrement qu'elle a des choses à se reprocher et dans ce cas, elle prend cela pour une attaque personnelle ! Elle n'a que la diffamation comme défense.
    Pour conclure, il ne faut pas confondre juger et condamner !

    Grosssss bisousssss Pascale

     

      • Samedi 20 Mai à 23:11

        Coucou Martine,

        Merci à toi pour tes mots, pour ton intervention et également pour... ton jugement concernant cette réflexion.

        Je t'avoue que cela m'agace au plus haut point d'entendre et de lire un peu partout qu'il ne faut pas porter de jugements, que ce n'est pas bien ! 
        C'est incroyable d'avoir une manière de penser si peu réfléchie, si étriquée, car il est tout bonnement impossible d'exister en tant qu'être humain sans juger.

        Je n'ai personnellement, tu l'as bien compris, aucun problème avec le jugement s'il est justifié, non seulement avec mes propres jugements (ils me permettent de savoir faire la part du bien et du mal en essayant de ne pas trop me fourvoyer), mais également sur le fait d'être jugée.

        Quand le jugement est fait dans le bienveillance, il permet aussi parfois de nous aider à nous remettre "sur les rails", car qui peut prétendre ne jamais s'égarer ? Accepter le regard des autres, donc leur jugement, nous aide aussi à prendre conscience des choses et donc à soit assumer en pleine conscience, soit si l'on réalise s'être trompé, à pouvoir demander sincèrement pardon.

        Mais pour accepter le jugement, il faut aussi être capable de se remettre en question, de faire sa propre introspection et... de changer ce qui ne fonctionne pas ;-)

        En revanche, la malveillance, la mauvaiseté et la diffamation (fausse accusation qui porte atteinte à l'honneur et à la considération d'une personne), là c'est parfaitement injuste et cela dépasse mes limites à la tolérance.

        Extrait d'un article sur le jugement : "Chacun de nous juge, passe son temps à juger, de ses premiers cris à son dernier souffle. Il n’y a pas, selon moi, de gens qui ne jugent pas. Il y en a certains, en revanche, qui fuient le jugement, par peur de se tromper, d’être jugés à leur tour, d’être « désaimés », ou plus simplement par fidélité aux injonctions morales et éducatives (« Ça ne se fait pas » ou « Ce n’est pas bien »), ou bien encore pour éviter coûte que coûte un éventuel conflit (« Que se passe-t-il si l’autre ne juge pas comme moi ? »). 

        Donc, bien évidemment, ceux qui prétendent qu'il ne faut pas juger, ont terriblement peur de l'être, et dans cette mesure,  prennent les devant en essayant de convaincre leur entourage que c'est quelque chose de négatif.

        C'est exactement ça, une énorme confusion faite entre juger et condamner, et pourtant, ce sont deux choses très différentes.

        BigBisousssssss

    2
    Samedi 20 Mai à 23:35

    Bonsoir Pascale,

    Un article très intéressant et bien écrit. Pour moi, juger, c'est émettre une opinion, positive ou négative. C'est se positionner face à telle chose ou situation. C'est légitime et nécessaire, sinon nous ne serions que des êtres sans discernement se laissant guider à l'aveuglette sans se questionner sur le bien-fondé de ce que nous faisons et ce que nous sommes.  Condamner, c'est la conséquence (ou pas), suite à un jugement négatif destiné à un individu.

    Exemple de juger: "cette photo est très belle", ou "cette photo ne me plait pas pour telle ou telle raison".  Je me positionne vis-à-vis des photos que je voie, je donne mon avis qui n'engage que moi par rapport à ce que je vois.

    Exemple de condamner:  "ce photographe est nul et incompétent". La différence est subtile, mais elle est là. Là je ne juge pas son travail mais le photographe et à travers ce jugement négatif, j'émet une opinion sans appel le concernant, sans savoir ou connaître le parcours de cette personne, cherchant uniquement à le condamner sans circonstances atténuantes.  Je n'ai pas le droit de le faire si j'ai de l'éthique et de la compassion. Qui suis-je pour condamner?

    J'ai toujours fait une grande différence entre les deux, surtout dans l'éducation de mes enfants, et là l'exemple est beaucoup plus limpide: lorsque ceux-ci avaient un comportement que je jugeais ne pas être bon ou juste, je n'hésitais pas le dire ou à sanctionner, mais ce n'est pas pour cela que je ne les aimais plus: "ton comportement est inacceptable pour moi, mais je ne cesse pas de t'aimer pour autant." Je fais la différence entre le comportement et l'individu, qui pour moi sont deux choses différentes.

    Bisous

      • Samedi 20 Mai à 23:59

        Je reviens sur ce que j'ai dis lorsque j'ai écris que l'on n'a pas le droit de condamner. Si on peut condamner, en tous cas moi je le fais dans certains cas. Une personne qui tue, qui vole impunément, qui viole, bref, qui pose des actes inacceptables pour moi, cette personne là je n'hésite pas à le condamner. 

      • Dimanche 21 Mai à 00:21

        Bon soir Caroline,

        Nous partageons donc la même opinion sur ce qu'est le mot "juger", qui pour beaucoup aujourd'hui est devenu l'équivalent d'une grossièreté. Pour autant, c'est une très mauvaise interprétation et une assimilation au mot "condamner" qui n'ont pourtant pas la même définition.

        Tu as raison d'aborder le sujet de l'éducation que nous donnons à nos enfants vis à vis de leurs comportements pour donner des exemples.

        En effet, quand un comportement est inacceptable (donc jugement), il est nécessaire de le leur faire comprendre soit par une explication argumentée, soit par une sanction éducative si l'explication n'a pas été suffisante. Tu as raison aussi sur le fait que de leur dire que ce comportement est inacceptable et même sur le fait de punir n'entache en rien l'amour que nous leur portons, au contraire, puisque le jugement, et même la condamnation s'il y a sanction, sont faits dans la bienveillance. Il en est de même concernant nos amis, leur dire qu'ils se fourvoient et donc juger un comportement, n'implique pas qu'ils ne soient plus nos amis et que nous cessions de les aimer. 

        Juger une personne incompétente dans un travail ne nécessite par selon moi de connaître le parcours personnel de ladite personne. Il s'agit de juger son travail et juste son travail, pas l'individu, là je fais cette nuance entre les deux.  Je te donne un exemple, manifestement un grand nombre de personnes en France ont jugé notre précédent président de la République (au vu des 16% d'avis favorables en fin de mandat) incompétent dans le travail qui était le sien. Considère tu que c'était quelque chose d'injustifié ?

        Je partage  partiellement ton point de vue sur le fait de faire une différence entre le comportement et l'individu. Quand il y a par exemple mauvaise foi, malveillance, mensonges et j'en passe de manière récurrente, c'est bien le comportement qui fait l'individu et l'individu qui a ce comportement. Je ne peux pas dissocier les deux en me limitant à juger les actes et non la personne puisque c'est la personne qui pose les actes. 

        En revanche et pour reprendre ton exemple du photographe, il ne me viendrait pas à l'idée de dire en regardant des photos "Ce photographe est nul", car là, je condamne l'individu, mais je m'estime en droit de dire "je n'apprécie pas les photos de ce photographe" car ici, je porte un jugement sur ce que je vois et non sur l'individu. Au même dire que je ne dirai pas "cette photo est moche" car dans cette formulation je condamne sans appel et en faisant de mon opinion une généralité des opinions, mais je suis en droit de dire "je n'aime pas", ou là je présente mes goûts et le fait que ce que je vois ne me renvoie pas quelque chose qui corresponde à ce que sont mes goûts personnels. 

        Cependant, je ne m'exclus pas le droit de condamner. Je te donne des exemples précis : Je condamne la xénophobie et le racisme qui sont à mes yeux des raisonnement injustifiés dans la mesure ou les races n'existent pas dans l'espèce humaine et que ce comportement et ce raisonnement implique que certains êtres ont une valeur moindre par rapport à d'autres. Je condamne également le terrorisme, la torture. Qui je suis pour condamner : un être humain dont la tolérance à des limites qui sont l'intolérable.

        Je crois me souvenir que déjà sur "Hou hou méfions nous...." tu avais abordé cette nuance entre l'individu et le comportement, mais selon les circonstances, j'ai un peu de mal à dissocier les deux. Mais je n'ai peut être toujours pas bien saisi ce que tu voulais exprimer, alors si tu peux formuler autrement ;-)

        Bisous et bonne fin de soirée.






      • Dimanche 21 Mai à 09:54

        Coucou Caroline,

        Je n'avais pas vu ta seconde intervention sur le fait de condamner. Je viens de la mettre en ligne après avoir fait cette réponse, et c'est ce que j'ai écris également.

        Oui, bien évidemment nous condamnons aussi, pour la bonne raison que nous sommes des êtres de raison et que certaines choses sont en effet intolérables.

        Maintenant même ce qui est intolérable n'arrive pas selon moi sans raison, là j'adhère parfaitement... donc raisonnement, analyse des circonstances, des causes qui sont parties intégrantes au jugement dans le cas d'une situation compliquée où il est impossible de faire une estimation juste au "pied levé" dirais-je. D'où les tribunaux avec les jurés et professionnels de la justice qui essaient de ne pas faire d'erreur... ce qui n'est pas toujours aisé dans les situations extrêmement compliquées. Mais ce n'est pas toujours le cas quand les preuves sont évidentes et indiscutables.

        Et même, pour les personnes ayant une sévère maladie mentale, il y a jugement de la maladie mais pas de condamnation, même pour un criminel. Il y a alors internement pour empêcher de nuire et soins quand c'est possible. J'arrive au fait que même avec le jugement et si ce jugement amène dans cet exemple à la maladie, avec le raisonnement, nous devons aussi être capable de compréhension, et donc d'éprouver de la compassion.

        Quelque soit la situation, la compassion arrive obligatoirement avec le raisonnement, avec l'analyse, avec le jugement. Sans la compassion, pas de raisonnement possible je pense.

        Alors ces phrases politiquement correctes qui ne veulent rien dire, cela devient pénible.

        Pénible parce que depuis la nuit des temps, le bien lutte contre le mal, et donc le beau contre le laid, le vrai contre le faux, le Yang contre le Ying, et c'est de cette confrontation d'une grande constance qu'ont toujours jailli le savoir et le progrès, car jamais les uns ne se sont alliés avec les autres.

        A force de vouloir toujours tout simplifier y compris avec les mots par ignorance de leur réelle signification, à vouloir être dans le consensuel, l'équilibre n'existera plus et ont finira par ne plus être en mesure de raisonner.

        Le but de l'existence n'est pas d'être consensuel, le but d 'une existence est la réalisation de soi-même.  Le but de l'existence est de se débarrasser de nos voiles d'ignorance. Pour cela il faut donc être sans cesse dans la conscience. Il est donc nécessaire d'être capable de raisonner, et donc de juger. Tiens regarde dans un échange verbal, et je suis certaine que même ces personnes qui n'arrêtent pas de dire ou d'écrire "il ne faut pas juger",  chacune d'entre elle demande à son interlocuteur, à un moment ou à un autre "Qu'est ce que tu en penses ?", donc ils demandent à l'autre... de donner son avis, et donc de porter un jugement pouvant les aider à faire leur propre choix.

        Alors ma vision, c'est que ceux qui portent cette phrase comme un drapeau, devraient surtout dire ou écrire "je ne supporte pas qu'on me juge de manière négative".  Mais si c'est dans le positif, curieusement ils acceptent le jugement.  Si c'est un jugement négatif, comme ils n'ont aucune argumentation valable pour justifier de leurs actes, et bien ils n'ont pour eux que cette défense, en reportant sur les autres l'aspect négatif du mot jugement dans le "Tu juges, c'est pas bien !" et donc font de toi... le responsable. Manière facile de se sortir d'un mauvais pas sans avoir à se remettre en question.

        Bisous et bonne journée

      • Lundi 22 Mai à 09:01

        Coucou Caroline,

        Après notre échange téléphonique, j'ai bien compris ce que tu voulais exprimer entre "comportement et individu".

        Je t'ai donné mon point de vue, car en y réfléchissant, je crois en effet qu'il existe un cas ou il est possible de dissocier le comportement de l'individu, et c'est en effet le cas de la maladie mentale.

        C'est  le seul cas me semble t'il, pour un crime par exemple. Dans ce cas le verdict n'aboutit pas à une peine d'emprisonnement à proprement parler et il n'y a pas de condamnation (au grand damne des famille des victimes d'ailleurs qui ont alors encore plus de mal à faire le deuil), mais où la personne est malgré tout jugée... irresponsable. Ce n'est pas pour rien que les criminels sont soumis à l'avis des psychiatres afin de déterminer justement de leur capacité à avoir ou non pleine conscience de leurs actes. C'est ce qui se passe d'ailleurs actuellement avec le Président des Etats Unis d'Amérique, une grosse interrogation sur ses capacités mentales à gouverner le pays et si tel est le cas, cela aboutira à sa destitution.

        Dans ce cas, par la conclusion médicale d'un déséquilibre ou une incapacité à raisonner, à réfléchir, à juger de ses propres actes, il n'est donc pas possible d'associer le comportement à l'individu n'étant pas responsable de ses actes gouvernés par le maladie.

        Dans tous les autres cas, dans la mesure ou la personne est en capacité à avoir un raisonnement et donc à discerner le bien et du mal, le comportement posé revient à l'individu et il n'y a pas de dissociation de l'un et de l'autre.

        Exemple : Il y a encore quelques années, l'alcoolisme au volant étant considéré comme circonstance atténuante dans un procès. Par conséquent on dissociait le comportement de la personne et l'individu puisqu'on estimait que c'était l'alcool qui était à l'origine de son comportement.  Aujourd'hui, les choses sont différentes puisque l'alcool est considéré comme circonstance aggravante. On estime donc bel et bien que le comportement de s'alcooliser appartient à l'individu et qu'on ne peut dissocier l'un de l'autre.

        Cela étant dit, heureusement que le fait de juger et de condamner n'est pas en relation avec les sentiments que nous pouvons éprouver et que nous savons éprouver de la tolérance, faute de quoi, personne n'étant parfait, ce serait une vie sans amour qui serait celle de ce monde, et de mon avis... invivable.

        Tiens ça aussi, le fait de revendiquer le fait que "personne n'a jamais fait d'erreur et personne n'est parfait" comme argumentation qui va souvent de paire avec le "il ne faut pas juger". Si j'y réfléchis un tant soit peu, cela ne veut profondément pas dire grand chose, si ce n'est de se rassurer soi-même.  Oui, nous faisons tous des erreurs et nous sommes des êtres imparfaits, mais normalement nous devrions avoir tous conscience par le raisonnement des erreurs que nous avons faites et faisons (et donc d'avoir de la tolérance face aux erreurs d'autrui).  C'est ce que nous apportons à nos enfants quand ils sont petits puisqu'ils ne sont pas en mesure d'avoir ces raisonnements et que nous devons les leur inculquer. Ce n'est pas pour rien qu'on fixe la majorité pénale entre 16 et 18 ans, sans toutefois d'âge précisément fixé par le Sénat (lien ICI).  Il y est dit entre autres : "l'âge de la responsabilité pénale, c'est-à-dire l'âge à partir duquel les mineurs sont considérés comme suffisamment âgés pour voir leur responsabilité pénale reconnue",

        Notre conscience devrait nous pousser à tirer des leçons de nos erreurs,  faute de quoi nous n'aurons de cesse de reproduire sans évoluer. Alors, la tolérance oui bien évidemment et aussi l'analyse des sources et circonstances, mais quand il y a récidive après récidive sans la moindre remise en question, là, ce n'est pas possible, faute de quoi ce monde serait un sacré foutoir bien pire qu'il ne l'est déjà.

        Bisous

      • Lundi 22 Mai à 14:24

        Coucou Pascale,

        Oui l'échange oral était nécessaire pour que nous puissions nous comprendre, et j'ai beaucoup aimé d'ailleurs. :-) Je crois que l'exemple du tribunal (dont j'ai vu que tu as repris l'exemple dans ton article), est vraiment clair et compréhensible pour tout un chacun afin de bien différencier le jugement et la condamnation. 

        Bisous.

      • Lundi 22 Mai à 15:03

        Coucou Caroline,
        Je n'ai rien modifié dans mon article, il est resté tel qu'il était lors de ta première lecture.
        En revanche, j'ai apporté des diverses précisions dans ma réponse du 20/05 à 9h54 et j'ai continué ma réflexion ce matin sur notre échange téléphonique dans mon intervention commentaire sur le sujet du "comportement et de l'individu".
        Bisous

      • Lundi 22 Mai à 15:11

        La suite!!! pour répondre à ton dernier commentaire. :-) 

        Tu dis que tu penses qu'il n'y a que dans un cas ou l'on peut dissocier le comportement de la personne, la maladie mentale. Je pense qu'il y a d'autres cas comme par exemple un état phobique ou l'on ne peut absolument pas se maîtriser, un état de somnanbulisme, ou un trouble dissociatif d'identité  (trous de mémoire indépendants d'un processus de démence) qui n'est pas classé comme maladie mentale car il n'a rien à voir avec la schyzophrénie.  Tu parles aussi de l'alcool, mais je me pose là aussi la question, est-ce que l'on peut continuer à parler de circonstances aggravantes quand on est dans un stade très avancé d'alcoolisme, il y a forcément des détériorations de la santé mentale, tout comme une personne sous psychotropes ou drogues dures, là aussi on ne peut pas associer le comportement à la personne. :-)

        Bisous !

      • Lundi 22 Mai à 15:57

        Mon avis qui n'engage que moi :

        - J'ai la phobie des requins et je suis claustrophobe au point ou me trouver en ville dans la foule me met mal à mon aise. Alors, pour parler de ce que je connais car je le vis, certes, je perds mes moyens dans certaines circonstances, dans le premier cas, à savoir en mer ou dans l'Océan n'étant plus en mesure de me baigner et ou je risquerais en cas de panique (si je me mets à envisager la présence d'un requin) de me noyer dans 1m d'eau, et, dans le second cas, ou je fais très rapidement un malaise si j'ai le sentiment d'être enfermée et de manquer d'air. Mais en toute sincérité je ne vois pas en quoi on peut dissocier mon comportement de mon individu. Je ne maîtrise pas la panique dans l'eau ou le sentiment l'étouffement, c'est un fait, mais je suis pleinement consciente de mes phobies et du mal-être qu'elles peuvent engendrer en moi.  Elles ne sont pas un réel handicap de vie me concernant, mais je pourrais parfaitement suivre une thérapie pour m'en débarrasser, les phobies se traitent bien. Par conséquent, je fais simplement en sorte d'éviter d'être en situation qui peut me faire entrer dans la panique. Comme quoi je gère mon comportement.
        Une collègue de Laurent avait la phobie des oiseaux, et travaillant à Paris, imagine l'angoisse ou il y a des Pigeons partout. Si elle voyait un oiseau ou ne serait-ce qu'une plume par terre, elle ne parvenait pas à sortir de la bouche de métro. Un sacré handicap pour elle. Elle a suivi une thérapie et son trouble mental a disparu.
        Certaines phobies (psychoses) sont un vrai handicap dans la vie mais elles ont des raisons sources, il y a des moyens de les traiter pour beaucoup d'entre elles de manière médicamenteuse et/ou thérapie , mais ce sont bel et bien des troubles psychologiques. 

        - Tu as raison pour le somnambulisme puisque la personne agit en état de sommeil donc inconsciemment (chose que je faisais également quand j'étais gamine et j'étais même capable d'aller faire pipi dans les placards si ma mère ne m'entendait pas me lever durant mon sommeil pour me dire que je me trompais de porte). Cependant c'est un trouble du sommeil qui en dehors du somnambulisme de l'enfance qui normalement disparaît spontanément, mais s'il persiste se traite par psychothérapie, antidépresseur et somnifères. 

        - Le trouble dissociatif d'identité est bel et bien un trouble mental (c'est clair et net par le mot trouble) qui peut être traité par approche purement psychothérapique EMDR.

        Si chacun a ses petites névroses et que c'est chose normale, les psychoses en revanche sont considérées comme des troubles mentaux. 

        - Alors là, tu prends vraiment des cas extrêmes concernant l'alcool ou les drogues. Pour en arriver à un stade très avancé ayant détruit les neurones, il a fallu s'en mettre une bonne dose tout de même, et si tu envisages que  les conséquences de la prise d'alcool ou de drogue n'est pas une circonstance aggravante, et bien si un jour un de tes proches se fait renverser par une personne sous alcool ou se fait trucider par une personne sous l'emprise de la drogue pour lui vider les poches, tu devrais normalement dans ce cas être en mesure de dire au procureur "c'est pas sa faute, il était saoul ou drogué, ses neurones sont détruites" ? Dis avant d'être dépendants cela a bien été un choix délibéré qui a mené à une dépendance induisant la destruction des neurones il me semble... Donc ce sont bien les choix de l'individu d'ingérer certaines substances et en toute connaissance de cause qui ont modifié son comportement et la destruction de ses capacités neuronales. C'est un choix que toi tu n'as pas fait, mais tu aurais pu, donc c'est bien il me semble l'individu qui choisi d'avoir ce comportement (sauf les cas ou la drogue est donnée par une personne extérieure comme c'est souvent le cas dans le monde du proxénétisme avec les prostituées par exemple et donc ou l'individu n'est pas responsable de son comportement induit par la substance).
        En outre, si l'alcool a été considéré comme circonstance aggravante après avoir été considéré comme comme circonstance atténuante (il fût aussi une époque ou on mettait du vin dans le biberon des bébés mais heureusement depuis les choses ont changé car on en connaît les méfaits) , j'ose imaginer que les juges, psys et corps médical ont sérieusement planché sur le sujet, et je me répète, mais avant d'arriver à un état avancé, et bien ce n'était pas le cas ;-).
        D'ailleurs, quand une personne en arrive à un état de neurones détruites, la plupart du temps, elle finit soit sous traitement neuro, soit en en hôpital psychiatrique (voir à la morgue en cas d'over-dose ou de coma éthylique foudroyant), que ce soit avec l'alcool ou avec la drogue, ou même avec l'ingestion de certaines plantes qui peuvent te laisser perché en permanence si prise avec excès (champignons hallucinogènes, graines de Datura bien connues des toxicos...). Donc impossible pour moi de dissocier le comportement de l'individu alcoolique ou drogué. Aucune substance n'est arrivée dans son corps tout seul, il l'a bel et bien ingéré de lui-même à la base. 

        Si le tabac entraîne aussi une dépendance et une destruction de notre santé, contrairement à l'alcool ou drogues, ce n'est pas un produit qui va modifier radicalement le comportement de l'individu et de différentes manières (apathie, excitation, hallucinations... en fonction des produits toxiques ingérés).  D'ailleurs je n'ai pas connaissance de jugements pour raison de comportement déviant par tabagisme, juste des maladies de santé physique comme l'insuffisance respiratoire, l'emphysème, cancer...  

        Ces problèmes là, l'un comme l'autre, je connais assez bien je crois ayant côtoyé et côtoyant différentes personnes ayant ces addictions à l'alcool et aux drogues et étant d'ailleurs physico-dépendantes ou pas. 

        Alors oui, on peut aussi trouver d'autres cas ou on peut dissocier l'individu de son comportement, comme la maladie d'Alzheimer ou la démence, mais là encore il s'agit troubles neurodégénératifs mentaux ou la conscience est altérée. Il y a aussi l'autisme, mais là encore il s'agit d'un trouble du développement neurologique caractérisé par une altération des interactions sociales (repli pathologique sur soi), de la communication (langage) et du comportement. Au figuré, par exagération. Déni de réalité qui pousse à s'isoler et à refuser de communiquer, et, particulièrement, d'écouter autrui. La trisomie 21 ou le syndrome de Williams également, la schizophrénie en effet .... La liste pourrait être très longue si on devait la dresser.

        C'est le cas avec toutes les maladies mentales (neurodégénératives ou pas) ou certains troubles mentaux empêchant d'avoir du discernement concernant nos actes, comme je l'abordais de manière générale à la base en disant que "l'individu n'est pas responsable son comportement étant gouverné par la maladie".

        Bisous

    3
    Mag
    Lundi 22 Mai à 18:41
    Suite à ton invitation et après mûre et longue réflexion. .. Après des pages et des heures d'écriture ; j'en arrive à la conclusion : " On ne juge que ce qu'on ne comprend pas. Moi la première ! "
    4
    Mag
    Lundi 22 Mai à 18:47
    Dans tout ça j'en ai oublié de te faire d'énormes bisous
      • Lundi 22 Mai à 18:50

        Coucou Mag,
        J'aurai aimé lire tes pages d'écritures (au moins quelques lignes ;-), parce que... juste ta conclusion, j'avoue qu'elle m'échappe totalement. J'ai pourtant bien relu ta phrase plusieurs fois.
        J'aurai aimé que tu développes ce que tu veux exprimer par  "on ne juge que ce qu'on ne comprend pas", car  du coup si je comprends bien cette phrase (???), cela signifie que...  je ne comprends rien à rien, ni ce que j'aime, ni ce que je n'aime pas, et sur lesquels... j'ai forcément porté un jugement.  Ça me fait très très peur sur mon intégrité mentale ;-(
        Et les philosophes que nous étudions dans notre cursus scolaire et avec lesquels nous apprenons à raisonner, donc à porter nos propres jugements, on en fait quoi ? 
        Que fait on des éthologues qui ont analysé, estimé, jugé, après les avoir observé, étudié...  que les animaux, contrairement à ce que nous pouvions envisager avant, sont aussi des êtres sensibles et doués d'intelligence ?
        Que fait-on de toutes ces choses au cours de l'histoire qui nous ont fait évoluer en jugeant de leur bien-fondé ou pas... si en jugeant nous n'avons rien compris ?
        Au secours, je suis en pleine noyade !!!!!!!!!!!! Hihihi
        Enormes bisous aussi

      • Jeudi 25 Mai à 12:22

        Pas de souci, tu y reviendras quand tu auras un peu de temps.
        Tout plein de gros bisous et bon week-end à vous.

    5
    AMA
    Mardi 23 Mai à 10:58

    Très belle analyses des différents avis et pensées, en ce qui me concerne j'approuve totalement tes réflexions, juger en effet c'est aussi comparer et améliorer par la suite, c'est aussi remettre en question les premières impressions en un mot c'est évoluer vers le meilleur et le plus profitable pour tous.

    Merci pour cette rubrique toujours intéressante et qui te demande du travail, je juge que c'est un pluse pour tous du coup... ;-))

      • Mardi 23 Mai à 13:11

        Bon jour Alain,
        Il me semble bien que juger est une choses que nous faisons tout au cours de notre vie et qui est indispensable pour se forger ses propres opinions. Après qu'elles soient bonnes ou pas, c'est une autre affaire ;-)
        Ce qui est dommage, c'est que des mots comme : juger et tous les autres dont je viens de rajouter les synonymes, soient si mal interprétés et du coup font d'une phrase quelque chose de systématiquement négatif.
        Bonne journée

    6
    Mercredi 24 Mai à 07:58

    Cette réflexion :"Il ne faut pas juger" est déjà un jugement en soi donc en contradiction avec cette pseudo pensée qui entre  politiquement correct actuel !! J'ai également remarquer que ceux qui balance ce genre d'ineptie sont les premier a emmètre des jugements à l'emporte pièce du genre "y a qu'a ou faut qu'on " sans autre réflexion !!! amitiés

      • Mercredi 24 Mai à 09:09

        Bon jour Jean-Pierre,

        Excellente réflexion et tu as parfaitement raison. Littéralement prétendre qu'il ne faille pas juger, c' EST DEJA porter un jugement ! Dans ma réflexion, je n'avais même pas commencé par le début et tu viens de le faire.

        Nous nous trouvons dans une "erre" du politiquement correct, de la consensualité, et de fait certains mots ont pris une toute autre connotation que celle de leur véritable définition.

        Matthieu Ricard parle dans son ouvrage "Plaidoyer pour les animaux" du comportement schizophrénique des humains dans leur manière de consommer, mais peut-être aussi dans le langage. Je m'interroge vraiment... et là encore, j'analyse, donc je juge ;-)

        Bonne journée à toi et merci pour ton intervention.





    7
    Jeudi 25 Mai à 09:33

    De manière a ce que les interventions sur le sujet soient regroupées, je me permets de les déposer ici.

    8
    Noisette1600
    Jeudi 25 Mai à 09:36
    13
    Hier à 10:06   Supprimer le commentaire
     

    Bonjour Pascale

    Je suis bien d'accord avec toi pour cette expression, mais dans certains cas on a pas le droit de juger, il faut avant tout écouter les gens parler

      • Jeudi 25 Mai à 09:46

        Bon jour Noisette,
        Ecouter oui, je suis bien d'accord justement pour avoir un avis raisonné sur une situation. Mais ne pas se donner le droit d'analyser, de réfléchir et donc de juger, revient à s'interdire de penser.
        Alors que nous n'ayons pas à condamner, oui, entièrement d'accord, mais juger, il me semble que nous le faisons constamment et que c'est parfaitement nécessaire.
        Merci pour les photos.
        Bises et bonne fin de journée

    9
    Philippe Bulot
    Jeudi 25 Mai à 09:37

    C'est sain d'avoir une opinion. Cela dit, je n'ai pas d'avis sur tous les sujets, faute de connaissances, j'exprime alors mon ressenti.

      • Jeudi 25 Mai à 09:46

        Bon jour Philippe,
        Parfaitement en accord avec tes mots Philippe, et avoir une opinion, c'est porter un jugement, positif, négatif ou neutre.
        Je n'ai pas non plus d'avis sur tous les sujets car comme toi, je ne suis pas omnisciente et j'ai également une grande part d'ignorance que j'assume parfaitement. 
        Du coup quand je ne connais pas le sujet,  il me semble plus raisonnable (et donc là je juge plus raisonnable) de me taire et d'essayer de comprendre ;-) pour ensuite me faire mon opinion.
        Cela dit un ressenti, considérer, exprimer, et c'est un synonyme de juger ;-) Merci de t'être exprimé.

    10
    Marie
    Jeudi 25 Mai à 09:38

    Complètement d'accord avec ton"Instant réflexion"!

      • Jeudi 25 Mai à 09:47

        Merci de ton intervention Marie. Bonne journée

    11
    Nell
    Jeudi 25 Mai à 09:39

    Tu as raison concernant ta réflexion sur le jugement. Penser, c'est exister. Gros bisous, Pascale, et très agréable journée

      • Jeudi 25 Mai à 09:48

        Merci pour ton intervention Nell. Bonne journée

    12
    Caroline T.
    Jeudi 25 Mai à 09:40

    Concernant ton débat sur "le jugement", j'ai énormément apprécié les échanges que nous avons eu à ce sujet qui nous amènent à une meilleure compréhension  du positionnement de nombreuses personnes et de nous-mêmes. En faisant beaucoup de recherches, j'ai constaté que le plus grand nombre de personnes condamnent le mot "juger" alors qu'il permet au contraire de se positionner et d'évoluer, en le confondant avec le mot "condamner".  La langue française est très riche en vocabulaire, et il est très important d'employer les mots justes. Cela me fait repenser à l'échange que nous avons eu au sujet du mot "pétasse", ou là j'étais complètement dans l'erreur concernant sa définition puisque pour moi il n'avait pas cette signification. 

      • Jeudi 25 Mai à 09:49

        Coucou Caroline,

        J'ai énormément aussi apprécié nos échanges, qu'ils soient écris ou verbaux d'ailleurs, car c'est vraiment l'échange et la communication qui nous permettent de voir les facettes que nous n'avions pas forcément envisagées par nous mêmes. On évolue et c'est beaucoup plus constructif que de rester plantés dans ses certitudes et là du coup... condamner sans même avoir jugé du bien-fondé de son argumentation ;-)

        Cet exemple de "pétasse" en est une très belle illustration, pour toi, c'était vraiment un mot anodin, donc pas insultant du tout, alors qu'il en est tout autrement de sa réelle définition. Donc sans dialogue, le mot t'arrive à la trombine comme une gifle, et c'est le danger de ne pas demander de reformuler autrement... et de se bloquer en se disant : "Mais elle me dit quoi là cette counasse  ? ;-)". Du coup là condamnation directe à l'emporte pièce comme le disait Jean-Pierre.

        Bisous. 

    13
    Maïanthème
    Jeudi 25 Mai à 09:40

    je crois que c'est le mot "juger" qu'il ne faut pas dire mais un de ceux de ta liste de synonymes , on peut !!!

      • Jeudi 25 Mai à 09:50

        Bon jour Ghislaine,

        Ah bon, il a été dit qu'il ne fallait pas employer le mot "Juger", il a été interdit ? Est-il considéré comme une grossièreté ou une insulte ? Alors là, j'avoue que je ne suis pas au courant de cette nouvelle disposition linguistique du français. Si tu as quoi que ce soit qui puisse me dire qu'il ne faille pas/plus utiliser ce mot, je veux bien que tu me le transmette. Vraiment cela m'intéresse au plus haut point.

        Je pense tout simplement que beaucoup de personnes amalgament le jugement et la condamnation en une seule et même chose, car à partir du moment ou un mot présente des synonymes qui n'ont rien de péjoratif, il n'y a aucune raison de bannir un mot, juste peut être y réfléchir et en effet considérer que peut-être on se fourvoie dans l'interprétation dudit mot ;-) 

        Bonne journée à toi.

    14
    Nays
    Jeudi 25 Mai à 09:41

    je suis tout a fait d'accord avec ce que tu écris

    mais souvent les personnes jugent sans " savoir vraiment " je pense a des mouvements de foules qui de pied ferme accusent par exemple une personne qui a commis un délit aussi grave soit il et la lyncheraient mais, leur opinion est faite même si des doutes subsistent  ils condamnent donc jugent..là je suis pas d'accord

    je préfère dire que je donne mon opinion qui peut parfois être aussi forte qu'un jugement qui pour moi est définitif  et je vais te dire si j'avais dû être " jugée " pour un crime que j'aurais commis, je préfèrerais être " jugée " par une machine que par des hommes !

      • Jeudi 25 Mai à 09:51

        Bon jour Nays,

        Merci pour les grenouilles, et comme toi j'aime tous les animaux. La méchanceté et la cruauté n'existe pour moi et selon mes regards qu'avec l'espèce humaine, devant être en mesure de raisonner.

        Dans l'exemple que tu me donnes, tu me parles justement des personnes qui condamnent sans autre forme de jugement ou... de réflexion. A l'emporte pièce.
        Ok, on peut choisir un autre synonyme puisque manifestement beaucoup de gens interprètent mal ce mot, et c'est dommage, car c'est ce que j'explique, c'est du consensuel et du politiquement correct, alors que donner son opinion ou porter un jugement, c'est exactement la même chose. 

        Justement dans un tribunal, le jugement est là pour s'assurer de la véracité de l'acte dont on peut être accusé et parfois à tort. A l'issue du jugement il y a un verdict donc une condamnation (parfois avec erreur et tant mieux, à présent l'ADN apporte souvent des preuves de la culpabilité ou de l'innocence, même pour des crimes ayant été commis il y a des années). Dans le jugement, on est considéré comme innocent tant que les preuves de la culpabilité ne sont pas apportées. Donc dans le jugement, on analyse. 

        Mais si nos Loulous portent des jugements dans leurs ressentis, et pour preuves, beaucoup de chiens ou de chats de n'approchent pas des personnes qui n'aiment pas les animaux. Idem si je leur donne des croquettes qui ne leur plaisent pas, ils me font bien comprendre qu'ils ne les aiment pas ;-) En revanche eux ne condamnent jamais, là je suis d'accord.

        Bises et bonne fin de journée.

    15
    Nays
    Jeudi 25 Mai à 09:41

    je pense pas que l'humain (parlant de tribunaux) soit capable de " juger " en  impartial, je pense que c'est impossible, la nature humaine n'est pas faite pour même si des preuves existent comme tu dis l'ADN c'est pas si évident que ça, l'ADN peut circuler ;)  (je lis et regarde trop de polars ;))
    ah c'est compliqué  et suis pas douée pour écrire Pascale  les mots ne se couchent pas forcément comme je le voudrais sur l'écran ;)


    pour dire je n'ai pas vraiment confiance aux jugements des hommes...mais je sais bien quand un salopard est un salopard (au féminin aussi bien sûr..mais c'est quand même plus rare) voilà je juge donc  :(


    les loulous (et d'autres animaux aussi d'ailleurs) ont un instinct en eux qui leur dicte comment réagir..peut on appeler cela un jugement ? je sais pas...réfléchissent ils ? on sait encore si peu de choses a propos de leur fonctionnement

    oups voilà Pascale ma tête est vide là   ;)
    bisous ☺☺

     

      • Jeudi 25 Mai à 09:52

        On en apprend de plus en plus sur leur comportement, et nous, Oh, espèce supérieure , nous avons peut-être estimé un peu vite sur les capacités des animaux. La réalité nous ouvre à d'autres visions petit à petit.
        Je ne prétends pas que l'humain soit infaillible, nous sommes une parfaite... imperfection, mais je ne peux pas vivre non plus dans la suspicion et la paranoïa, c'est la raison pour laquelle je m'efforce de comprendre aux mieux sans me faire monter la mayonnaise. Quant à la confiance, c'est un tout autre débat ;-) Mais peut-être est-ce justement une bonne idée de réfléchir, et donc de juger par nous même sans prendre tout cru ce que d'aucuns peuvent vouloir nous inculquer. Vive le libre arbitre ;-)
        Bisou et bonne soirée

    16
    Flodarom
    Jeudi 25 Mai à 09:42

    Ps:  Je crois que ton débat sur le fait de juger n'est pas prêt de se terminer.... 
    Dans l'esprit de beaucoup de personnes, ça ne semble pas si évident que ça...C'est un mot qui est plus assimilé à la justice, à la condamnation  qu'au raisonnement et pourtant, on passe notre temps à juger, tous les jours, tout le temps, bien d'accord avec toi .

      • Jeudi 25 Mai à 09:52

        Coucou Martine,

        Pour ma réflexion, cela me titillait, j'en ai parlé... Après, le chemin que cela fera ou pas ne m'appartient pas.
        Cela étant dit,  j'ai eu aussi, un temps, cette tendance à "tomber" dans le piège du consensuel et du politiquement correct et j'ai utilisé cette formule toute faite pendant un temps...
        Puis, j'y ai réfléchis, parce qu'on entend et lis cette phrase partout maintenant, phrase brandie comme un étendard. 
        Alors j'ai analysé, je me suis penchée sur la réelle définition des mots et leur synonymes pour m'assurer que je m'appuyais sur les bonnes bases littéralement.  Au final, cela n'a aucun sens de prétendre ne pas juger. 
        Alors oui, je pense, je raisonne, donc je juge et je le revendique car c'est ce qui me permet de faire la part de ce qui me semble bon ou mauvais, entre autres, et en plus oui, je condamne aussi, pour simple exemple ce nouvel attentat en Angleterre. Chose intolérable tous ces assassinats et cette barbarie ! Je condamne la torture faite par les humains à d'autres humains. Je condamne la torture animale, donc la corrida. Ce sont des exemples de ce que personnellement je condamne et il y en a d'autres. Et pour condamner, il m'a fallu y réfléchir, estimer, juger que cela m'était intolérable ;-).
        La question que je me pose maintenant, c'est pourquoi avons nous peur à présent de certains mots ? Je n'ai pas la réponse.

        BigBisousssssssss

    17
    Noushka
    Jeudi 25 Mai à 09:43

    Hahaha, ma Pascale!!!
    Tu t'es lancée dans un sujet... grave!
    Oui, je suis entièrement d'accord avec toi: l'humain et même nos amis les animaux ne peuvent exister ans réfléchir!
    Mais la réponse est toute simple... Ca partie de la bêtification systématique à laquelle nous avons droit depuis quelques années, certains "penseurs" et medias veulent nous transformer en troupeau bêlant!... Le contrôle des populations s'accélère, que ce soit par la médecine (médicaments ou vaccins), la malbouffe, les pesticides, la mort des océans et de la faune, les changements climatiques voulus (voir HAARP) ou par l'abrutissement des cerveaux par les médias qui diffusent à longueur de journée des conneries ou des mauvaises nouvelles....... et j'en passe des tonnes!
    Avec nous ils auront du mal!

      • Jeudi 25 Mai à 09:53

        Coucou Noushka,
        Hihihi, tu commences à me connaître, cela me titille un moment, cela me chatouille, cela me gratouille, et au final... il faut que cela sorte !
        Oui, tu as raison c'est un sujet grave car en effet, ce genre de comportement à prétendre "il ne faut pas juger", cela nous même tout droit vers une "bêtification" (bien que je n'aime pas ce mot bête qui se rapporte aux animaux pour exprimer la sottise humaine), en finissant par introduire sournoisement dans nos cerveaux le fait que réfléchir ne se fait pas que ce n'est pas bien. Car ne pas juger, c'est s'interdire de réfléchir, y'a pas à tortiller !
        Forcément, comme tu le dis, c'est dangereux de réfléchir et de porter des jugements, et pour tout nous faire avaler tout cru, mieux vaut que nous ne raisonnions pas trop et même que nous soyons dans l'incapacité à le faire ;-( 
        C'est clair qu'avec nous ça va être chaud pour nos oligarques et pour tous ceux qui veulent nous faire prendre des vessies pour des lanternes. Merci pour ton intervention sur ce sujet... épineux. 
        Bises et bonne soirée. 

    18
    Lucile54
    Jeudi 25 Mai à 09:56

    Coucou Pascale,

    pour l'instant réflexion, c'est un vaste sujet !

    Je n’aime pas beaucoup le terme « juger » car j’ai toujours peur que mon jugement soit faussé par des éléments que je ne connais pas ou encore par des idées préconçues.

    Je préfère « réfléchir, analyser », « me faire une opinion », « aimer ou ne pas aimer », « apprécier ou non », « être ou ne pas être d’accord » par exemple.

    Selon moi, toute personne a un droit de jugement « en son for intérieur », mais n’a pas toujours le droit de l’exprimer (régimes totalitaires). Comme tu le dis, dans les pays libres et démocratiques, on a en principe ouvertement le droit de juger. Mais sommes-nous tous prêts à assumer le jugement de notre propre jugement par les autres et à s’attirer leurs foudres ? Pour prendre un exemple banal au quotidien,  « juger » publiquement le comportement d’une personne peut blesser celle-ci et déclencher des critiques acerbes de la part de ses amis, au nom du respect et de la tolérance. Mais d’un autre côté,   le jugement émis par quelqu’un ne doit-il pas bénéficier aussi du respect et de la tolérance des autres ?

    Evidemment, il serait idéal que la confrontation des différents jugements conduise à une discussion constructive et voire parfois à une modification des opinions (il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis), mais la plupart du temps cela reste utopique et on tombe plutôt dans le pugilat.

     

    Je pense que l’expression « il ne faut pas juger » a été sortie de son contexte. On sait « qu’Il ne faut pas juger les apparences », « il ne faut pas juger trop vite », et selon moi le verbe juger est considéré ici dans son sens de « condamner ou trancher ». J’ai vu la liste des  synonymes, mais ils n’ont pas tous le « même poids ». Il est intéressant de voir que en 1 on trouve « condamner , trancher », en 2 « statuer , arbitrer », en 3 « apprécier, comparer, conclure, considérer, critiquer, décider, discerner, distinguer, estimer, évaluer, examiner, jauger, mesurer, peser, prononcer, soupeser » et en 4 seulement «porter un jugement » !

    Voilà pour moi. Je te souhaite une très bonne soirée.

     

    Gros bisous

      • Jeudi 25 Mai à 12:07

        Coucou Lucile,

        Bon, j'ai un peu de temps avant de m'échapper dans la nature... Me voilà donc.

        Bien sûr que notre jugement peut être faussé par des choses dont nous n'avons pas connaissance, c'est la raison pour laquelle il est nécessaire de réfléchir, de raisonner, de s'informer de la véracité, et c'est aussi une bonne raison pour ne pas porter de condamnation tant que ce ne sont pas des certitudes.  Nous sommes des êtres d'une parfaite imperfection, mais encore faut -il en être conscient ;-)

        Mais.... tous les mots dont du fais l'énumération sont des synonymes à "juger", et en réalité, c'est tout simplement ce mot qui fait peur parce que nous en faisons une interprétation erronée, probablement parce qu'il apparaît dans les tribunaux avant d'aboutir au verdict, dont à une condamnation éventuelle. Si au lieu de jugement il était dit "raisonnement", nous aurions alors peur du mot "raisonner" ?

        C'est probablement la raison en effet pour laquelle nous ne sommes pas en mesure, enfin pour beaucoup, d'assumer de nous sentir jugés. Pour ma part, cela ne me pose aucun souci, mais si dans une discussion d'analyse, de jugement, au lieu d'un dialogue intelligible, d'un échange, j'en viens à me faire attirer les foudres de la personne. Généralement cela se produit quand la personne n'est pas en mesure d'argumenter.  Là en effet, ses foudres seront une condamnation, et plus un jugement.

        Dans l'exemple que tu donnes, c'est toujours la même chose, la condamnation et non le jugement. 

        Je ne suis pas toujours en accord avec mes proches ou mes ami(e)s, mais, et surtout avec les amis d'ailleurs. Notre relation est basée sur la sincérité faute de quoi ce ne seraient pas de véritables amis. Par conséquent, nous acceptons mutuellement l'analyse de notre comportement, et donc le jugement. C'est de cette manière que nous pouvons avancer, nous remettre en question, nous corriger ou pas, si nous pensons que notre comportement est légitime. Nous argumentons, et ça c'est du jugement, de l'analyse, des avis, de la réflexion, du raisonnement.
        Exprimer à l'autre, et par l'argumentation, que selon notre vision il se trompe, ce n'est pas le condamner, et heureusement. C'est un dialogue qui présente d'autres facettes qui peut-être n'avaient pas été envisagées et peuvent nous permettre de comprendre un autre point de vue, donc d'évoluer dans nos raisonnements.

        Et puis, la tolérance à une limite, c'est l'intolérable. Alors quand on atteint l'intolérable, c'est là que nous présentons des excuses (si nous en prenons conscience et si de surcroît nous ne sommes pas de mauvaise foi) par la remise en question si grâce à l'analyse de la personne qui s'exprime sur notre comportement dans une communication non violente, donc jugement, nous parvenons à comprendre notre erreur. 

        Oui, tu as raison, ce serait l'idéal, mais pour cela, il ne faut pas se braquer sur un mot dont on ne fait pas une bonne interprétation, car si au lieu de jugement on interprète condamnation, il est normal de se braquer, et donc de se fermer au dialogue car on se sent blessé. La condamnation à l'emporte pièce est une injustice ! L'injustice est insupportable.

        En conclusion, nos opinions se rejoignent finalement, car oui, le mot "juger" est la plupart du temps sorti de son contexte.

        Pour ma part, je pense que les synonymes ont tous le même poids, dans la mesure ou la définition de synonyme est : "Un synonyme est un mot qui veut dire la même chose qu'un autre."
        C'est nous qui y mettons un poids différent selon nos émotions, notre parcours, notre émotionnel, notre susceptibilité... 

        Je n'ai pas compris ton classement 1 2 3 et 4... ???

        Merci pour ce partage de ton avis sur le sujet et... pour le jugement que tu en fais ;-)

        Bisous et bonne journée.








      • lucile54
        Jeudi 25 Mai à 15:29

        Bon Jour Pascale,

        Excuse-moi, j’ai écris ces lignes tard hier soir et visiblement l’écriture est allée moins vite que la pensée.

        Je m’explique donc sur mon « classement ». Je suis bien d’accord que synonyme veut dire la même chose, cependant quand je vais dans des dictionnaires en ligne tels que http://dictionnaire.reverso.net/francais-synonymes/juger ou http://www.synonymes.com/synonyme.php?mot=juger , je remarque ce « classement » dont j’ai parlé au dessus. Bon, d’accord dans http://www.synonymo.fr/syno/juger  il n’y a pas de « classement ».

         

        En fait ce classement correspond à des sens différents du mot considéré. C’est en cela que je parle de « poids » différent pour chaque sens. On va du sens le plus définitif et irréversible (condamner, trancher) au sens le plus banal et réversible (réfléchir pour se faire une opinion et la défendre). Si les amis de mes amis sont mes amis, en revanche les mots jetés en vrac dans la liste de synonymes ne sont, selon moi, pas tous synonymes entre eux, ils sont synonymes par rapport à l’un des sens du mot. Sinon alors le simple fait de « porter un jugement » serait synonyme de « condamner » ? Non, puisque la conclusion du jugement (juridique ou simple réflexion) peut être favorable ! Donc quand on dit hors-contexte qu’il ne « faut pas juger » il faudrait savoir  d’abord quel sens du verbe juger est considéré.

        Bonne fin de journée et gros bisous :-)

      • Jeudi 25 Mai à 17:32

        Re coucou Lucile,

        Mon interprétation des liens que je viens d'aller voir est différente de la tienne. Oui, parce que quand tu fais une énumération, soit tu mets le tiret, soit tu numérotes, mais cela ne donne pas pour autant un ordre de valeur dans l'impact de chacun de ces mots.
        En lisant tes liens je ne vois nullement le "poids" ou équivalent pour justifier l'ordre de classement mais un exemple  de synonymes. Cela aurait été précisé.

        L'issue d'un jugement (donc de la réflexion qui y mène, et quelque soit le mot que tu choisiras d'utiliser, aboutit soit à une condamnation soit à un des antonymes qui ont eux aussi la même signification : absoudre, acquitter, amnistier, disculper, excuser, gracier, innocenter, libérer,  pardonner... ou même à un "non-lieu", quand aucune preuve n'aura pu faire pencher la balance ni dans la condamnation ni dans la disculpation.

        Pour ce qui est de moi, juger n'a en aucun cas un sens péjoratif et après cette réflexion, tout doute m'est retiré. En revanche, je fais la réelle nuance entre le fait de juger et celui de condamner. Juger est une chose que nous faisons en permanence, ne serait-ce que pour mener notre vie, et la mauvaise interprétation se "colle" uniquement quand il s'agit de quelqu'un curieusement, peut être par rejet personnel que les autres puissent avoir leur propre jugement sur ce que nous sommes ... et uniquement si c'est dans le négatif (sic).

        Je vais tenter de te faire comprendre mon ressenti par deux exemples.

        - Je juge ta compagnie agréable -> ici, la personne n'aura aucun problème avec le jugement posé sur ce que m'inspire sa compagnie puisque c'est positif.
        - Je juge ta compagnie désagréable -> là, je pense que la personne en question s'en sentirait blessée parce que c'est dans le négatif, donc direct : "Faut pas juger  !";-).

        Tu vois, les amis de mes amis ne sont pas mes amis. Je ne considère quelqu'un comme un véritable ami qu'avec le temps, et aussi s'il a assez de franchise pour me dire les choses à coeur ouvert, tout comme s'il  est  en mesure de recevoir ce que moi j'ai à lui dire. Donc, nous nous autorisons mutuellement à porter des jugements même si nous ne nous condamnons jamais.  C'est d'ailleurs ce qui fait que nos amitiés puissent être durables quoi qu'ils puissent arriver. Si une amitié se casse devant quelque chose de dit qui est désagréable à celui qui le reçoit, c'est que nous n'étions pas dans une vraie sincérité de la relation et que l'un ou l'autre n'était en mesure de recevoir que le positif.

        Bisous et bonne fin de journée.

    19
    Cathycat33
    Jeudi 25 Mai à 10:09

    Je dirais la clé de tous les possibles ! le meilleur comme le pire mais le lien essentiel d'où jaillissent les idées, les rêves, les réclamations, les témoignages, tout quoi... :-)

      • Jeudi 25 Mai à 11:36

        Merci pour ton intervention Cathy, et si je comprends bien tes mots dans "la clé de tous les possibles", oui, dans la mesure ou on en fait une interprétation personnelle.
        Bonne journée

    20
    baba
    Jeudi 25 Mai à 16:58

    Juger sereinement implique d'avoir tous les éléments d'appréciations et bien souvent on peut encore se tromper car des éléments subjectifs de  notre inconscient peuvent  venir altérer notre avis. L'erreur est parfois sans conséquences parfois dramatique, mais pour autant on est parfois obligé de juger. J'ai toujours redouté d'être appelé à être un juré d'assises par exemple.Mais pour autant je ne m'interdis pas de juger.

    Très bonne fin de semaine.

     

      • Jeudi 25 Mai à 17:48

        Bon jour Baba,
        Là, je ne suis pas tout à fait d'accord, car "porter un jugement" ne concerne pas QUE les hommes. Il est des tas de jugements que nous portons sans nous faire le moindre cas de conscience, il suffit d'apprécier ou pas ce qui nous entoure dans notre quotidien, et déjà nous sommes dans le jugement.
        C'est la condamnation ou pas d'ailleurs qui sont l'aboutissement d'un jugement.  Alors certes, quand il s'agit d'envisager quelque chose de grave selon l'importance des actes posés et menant au jugement d'un Homme, il faut vraiment avant de condamner n'avoir pas le moindre doute et donc que le jugement soit complet, très analytique et sans ambiguïté, et encore... les enquêtes sont parfois étrangement menées...  
        J'ai été appelée  être juré d'assise, et j'ai pu m'y soustraire en fournissant un document de mon employeur justifiant de mon absence.  J'avoue que je n'aurai pas aimé par peur de me tromper sur des conséquences trop graves.
        Merci pour ton intervention.
        Bonne fin de journée

    21
    Chatou11
    Jeudi 25 Mai à 20:18

    Pour moi juger n est pas condamner..et c est notre liberté de penser comme dit la chanson.
    Bonne soirée et des bises tout plein. Chatou

      • Jeudi 25 Mai à 20:28

        Bon soir Chatou,
        Tu as tout résumé en quelques mots : Juger, c'est notre liberté de penser ;-)
        Merci, cela fait vraiment plaisir de voir que l'amalgame avec condamner n'est pas la généralité que je craignais en voyant cette phrase "Il ne faut pas juger", fleurir partout depuis quelques années.
        Bisous et belle fin de soirée à toi

    22
    Vendredi 26 Mai à 21:47
    Durgalola

    ton article est intéressant à lire pour faire le point, pour comprendre et avancer.

    "juger" et "critiquer" sont utilisés de façon fausse.

    Mal interprété, juger c'est donner un avis sans réflexion aucune, sans respect de l'autre. Critiquer, c'est médire, c'est apporter un avis défavorable.

    Bises

     

     

      • Samedi 27 Mai à 09:40

        Bon jour Andrée,

        Je partage ton avis que le fait que "juger" et critiquer sont utilisé dans une mauvaise interprétation de ce qu'est leur définition exacte.

        Tu viens de donner en effet les deux mauvaises définitions de chacun d'eux, et je crois que cette mauvaises interprétation peut être source de pas mal de conflits relationnels et de source de blessures car elles sont parfaitement erronées. 

        Bises et bonne journée

    23
    Nath (bioclic)
    Samedi 27 Mai à 09:36

    Regarder des photos sur les blogs est déjà un jugement. Voter est avoir un jugement, alors si on ne devait pas juger .... Bon c'est quand même le bordel hein ! 

    Gros bisous et bonne soirée à vous deux. 

     

      • Samedi 27 Mai à 09:52

        Coucou Nath,

        C'est exactement ça ;-)
        Si on devait passer une vie à ne pas juger, nous ne serions ni  plus ni moins des "légumes".
        D'ailleurs médicalement c'est même l'image qu'on renvoie quand une personne a perdu toutes ses capacités mentales, y compris celle du jugement, faute de quoi s'il n'a perdu que les capacité de ses membres, c'est un tétraplégique, la conscience est toujours présente, donc la capacité au jugement. Et dans cette situation, certaines personnes en arrivent dans leur jugement à souhaiter mettre fin à leur existence.
        Ah c'est clair que comme nous n'avons pas tous la même manière de raisonner et donc de juger la vie autour de nous, et même entre les grands philosophes, (entre Descartes et Voltaire, il y a tout un monde et n'i l'un ni l'autre n'étaient des "légumes ;-) ce ne peut qu'être le bordel !
        Quand tu entends tous les oligarques débattre de la solution climatique et des mesures à adopter, et bien les jugements sur la situation de notre planète n'est pas forcément la même pour chacun ;-(

        Gros bisous à vous deux également et merci d'avoir déposé ton jugement sur le sujet ;-)



    24
    Lundi 29 Mai à 14:21

    Coucou Pascale,

    Pour moi juger, c'est nécessaire pour comprendre ce que je vois ou ce que j'entends.

    J’essaie d'analyser les choses, toujours de manière constructive,  et après je peux donner mon avis, ou me faire une opinion.

    Voilà tu connais, mon point de vue.

    Bisousssss Pascale.

     

      • Lundi 29 Mai à 20:12

        Coucou Chris,
        Tu l'as compris, je partage totalement cet avis !
        Merci d'avoir déposé ici ton opinion.
        Bisoussss à toi et belle fin de soirée

    25
    Quichottine
    Mardi 30 Mai à 19:10

    Je crois que tout dépend de la définition que l'on donne à ce mot... je crois qu'il est important de garder son propre jugement et de ne pas agir comme un mouton en suivant simplement l'avis de la majorité. :)

    Mais pour autant je crois qu'il ne faut pas condamner sans avoir toutes les cartes en main.

    Peser sans être aveugle... pour ne pas être cette justice que l'on représente ainsi depuis des siècles.

    Bisous et douce journée.

      • Mardi 30 Mai à 20:24

        Bon soir Quichottine,
        C'est juste, mais la définition d'un mot est déterminée sans que nous ayons à l'interpréter autrement je crois. Ici, le plus souvent, ce mot est très mal interprété et surtout très mal ressenti.
        Je partage ton avis sur l'importance de se faire notre propre jugement et de conserver notre discernement. 
        Bien évidemment qu'il ne faut pas condamner, car nous n'avons aucune légitimité à avoir cette attitude comme tu le dis, d'autant plus sans détenir toutes les cartes.
        Merci d'être intervenue.
        Bisous et bonne soirée

    • Nom / Pseudo :

      E-mail (facultatif) :

      Site Web (facultatif) :

      Commentaire :

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :