• Interview de Philippe Rignault

     

    Voilà un petit moment (depuis l'été 2015 pour être précise, il faut donc ajouter une année ou presque) que j'ai fait
    cette petite interview de Philippe Rignault, Fauconnier, que vous connaissez maintenant depuis un certain temps au travers
    ses oiseaux : Momo, Zara, Cheyenne, Apache, Géronimo et... Blanche, pour permettre d'aller à la découverte de la Fauconnerie
    sous son regard bien spécifique.

     

    Son site pour rappel ICI

     

    Philippe (et sa vapoteuse) en compagnie de Joss

     

    Philippe (et sa vapoteuse) en compagnie de Joss



    Pour vous permettre d'en connaître un peu plus sur lui et sur son activité, nous nous sommes posés après une démonstration
    et... quelques clichés pour ma part. Je partage ici notre échange enregistré de manière à ne pas mal retranscrire ses propos.

     

     

    Pascale MD :

    Pour commencer Philippe, dis moi comment est reconnue la Fauconnerie ?



    Philippe R :

    C'est une pratique ancestrale de chasse qui remonte à des milliers d'années et qui est reconnue à l'UNESCO comme patrimoine
    immatériel depuis 2011. Mais attention, pas pour les démonstrations de fauconnerie, uniquement pour la chasse au vol ! 

     

    Pascale MD :

    D'accord.
    Maintenant je vais tout simplement te laisser parler un peu de toi et de cette passion dont tu as fait ton métier.



    Philippe R : 

    Mon amour des rapaces et de la Fauconnerie est un amour lointain qui s'est réalisé finalement tardivement pour moi de manière concrète.
    Cet amour est né vers l'âge de 19/20 ans alors que je faisais mon service militaire à Paris dans l'armée de l'air à la base de Villacoublay  
    qui formait des fauconniers pour l'effarouchement. Déjà a cette époque, cela me "travaillait", d'autant que je pouvais souvent les observer.
    J'ai donc toujours été attiré par les rapaces et la Fauconnerie à toujours été pour moi quelque chose d'exceptionnel.
    Mais, la vie pour moi à ce moment là à voulu que les choses se passent autrement que dans cette direction.


     Le temps a passé, j'ai continué de les aimer, de les observer, tout en me disant que ce n'était pas quelque chose pour moi
    (me pensant alors trop âgé pour me lancer dans ce métier).

    Je suis ne professionnel en tant que Fauconnier que depuis quinze ans.
    En fait, j'ai fait mes début à 40 ans, dans une grande volerie à Beaucaire, et là, j'ai rencontré un Fauconnier qui
    s'appelait Momo et qui a changé le cours de ma vie.

    C'est ce Fauconnier qui m'a transmis toutes les ficelles de l'affaitage des oiseaux. 

    N'étant à l'époque pas Fauconnier moi-même, Momo m'a, dans un premier temps, proposé de l'aider à rénover 
    les volières en bois, et donc j'ai fait beaucoup de réparations à la volerie de Beaucaire.

    En début de saison 2000, l'un des fauconniers s'est cassé une jambe. Comme j'entraînais les oiseaux avec les
    fauconniers chaque soir, ils ont pensé à moi pour le remplacer. La patronne a accepté mon essai qui a bien fonctionné.
    Voilà, c'est ainsi que j'ai commencé à vraiment pratiquer ma passion de manière professionnelle.

    En 2007, j'ai arrêté de travailler à Beaucaire (ou j'ai fini en tant que responsable).

    En 2008, je me suis mis à mon compte avec mes deux Buses de harris, Cheyenne et Géronimo, que j'avais déjà
    avant de commencer à faire de l'effarouchement dans les villes.

     

    Cheyenne

     

     

    Géronimo



    Aujourd'hui, l'effarouchement est donc mon activité d'hiver.

    L'effarouchement est une méthode naturelle pour disperser les oiseaux gênants pour l'Homme et est dirigée
    essentiellement sur les Pigeons et les Etourneaux.

    Il y a trois ans, j'ai passé ma "capacité" (ce qui est très compliqué à obtenir).
    Pour mon activité d'été, je propose des démonstrations sur le site de la Couvertoirade.

    Pour obtenir la "capacité" de détention, de présentation au public et de transport de rapaces, il faut à peu près cinq années d'expérience.
    Ce n'est pas simple à obtenir à moins de travailler à l'année en Fauconnerie, mais c'est tout de même assez rare et c'est un gros
    dossier à monter. On passe devant le Ministère de l'environnement et la Préfecture de son département pour valider l'aptitude à présenter
    des rapaces au public.

    Cependant, la base de la Fauconnerie, c'est avant tout la chasse au vol. Donc c'est ainsi qu'on fait ses débuts.

     

    Pascale MD :

    Donc en fait, tu es chasseur à la base ?

     

    Philippe R : 

    C'est ça. J'ai donc commencé à m'inscrire en chasse au vol pour pouvoir détenir mes Buses de harris.



    Pascale MD :

    Et tu chasses avec tes buses ?



    Philippe R : 

    Non, je ne les fais pas chasser, parce que si je les fais chasser, elles ne penseraient qu'à cela, et pas simplement à effaroucher, ce qui
    n'est pas le but. Déjà sans les faire chasser, elles ont l'instinct. Si elles voient un Pigeon pas loin, il faut qu'il fasse attention à ses plumes.



    Pascale MD :

    Alors, si il faut qu'à la base ce soit la chasse, comment t'y prends-tu pour ne pas les faire chasser ?
    Cela me semble un peu compliqué.



    Philippe R :

    Et bien, tu les fais voler uniquement, et cela, sans les attirer vers une proie.
    Si je les habituais à chasser, mes oiseaux deviendraient de véritables chasseurs. Ils seraient alors rapidement des prédateurs.
    Même à l'âge qu'ils ont et sans y avoir été habitués, cet instinct reviendrait très très vite.

     

    Pascale MD :

    Revenons à toi et a ta passion.

     

    Philippe R :

    Donc, comme je le disais, je faisais des spectacles, et mon idée, le jour ou je travaillerais pour moi, était de faire des
    démonstrations et non des spectacles à proprement parler.  C'est à dire que mes oiseaux n'étant pas des jouets, je ne
    cherche qu'à démontrer les capacités des rapaces. Mon discours est avant tout basé sur la pédagogie et sur leur protection.



    Pascale MD :

    J'avais bien compris cela depuis le tout début, d'ailleurs quand je parles de toi et de tes oiseaux, je ne parle jamais de
    spectacle mais de démonstrations.



    Philippe R :

    Tu as raison parce que c'est exactement cela.
    J'explique aussi au public, par exemple, la différence entre Chouette et Hibou, car peu de gens la connaisse. 
    Comment un faucon peut atteindre de telles vitesses sans avoir le cerveau qui explose... et des tas d'autres petites choses au
    travers d'anecdotes. Je constate tous les jours lors de mes démonstrations que très peu de gens connaissent ces oiseaux
    si particuliers et qui souvent, même, font peur.

    Certaines personnes sont peut-être déçues de ne pas assister à un spectacle à proprement parler, mais mon but est réellement
    de présenter les oiseaux, de parler de leurs spécificités, d'expliquer les raisons pour lesquelles il est nécessaire de les protéger,
    de ne pas avoir de raison de les craindre...

    Je pourrais avoir l'opportunité de faire des fêtes médiévales, mais voilà, d'autres le font, il en faut, mais ce n'est pas mon truc.



    Pascale MD :

    Donc, tu fais de l'effarouchement avec tes Buses de harris.  Et avec Momo, ton Grand Duc ?



    Philippe R :

    Non, Momo ne participe pas a cette activité d'effarouchement.
    L'effarouchement est exclusivement réservé aux trois Buses.



    Pascale MD :

    Tu peux nous raconter comment chacun de ses oiseaux est entré dans ta vie ?
    Quelle est leur histoire avec toi ?



    Philippe R :

    Pour mes deux premiers oiseaux, ils sont arrivés par une personne du côté de Toulon qui faisait de l'effarouchement sur les
    décharges publiques et qui faisait également de la reproduction de Buses de Harris. Donc c'est ainsi que sont entrés 
    Cheyenne et Géronimo dans ma vie. 

    Ensuite sont arrivés dans l'ordre Momo, le Grand Duc d'Europe, et Apache la troisième Buse de harris.
    Tous les deux sont nés au Puy du Fou.

     

    Momo

     

     

    Apache


    Au Puy du Fou, ils ont un nombre considérable d'oiseaux et ils ont une grosse activité de reproduction.

    Donc dès lors que j'ai obtenu ma "capacité", je les ai appelé en leur demandant s'ils disposaient de l'oiseau que je souhaitais,
    à savoir une Buse de harris. Ils avaient, et je leur ai donc réservé une femelle.
    Je savais que c'est un bon élevage, que les oiseaux y sont bien soignés.
    A la suite de quoi, soit il te les donnent, soit tu les achètes. Mais bon, la plupart du temps, il faut être honnête, ils les vendent.

    La belle histoire, quand j'ai réservé ma troisième Buse de harris (donc Apache) au responsable du Puy du Fou est devenue
    celle de Momo. Je me suis présenté à notre rendez-vous,  nous avons papoté, il m'a fait visiter l'arrière cour, et dans la discussion,
    je lui ai parlé de ma difficulté à trouver un grand Duc d'Europe.
    Le hasard faisant parfois bien les choses, un grand Duc attendait depuis un mois qu'une Belge l'ayant réservé, vienne le chercher. 
    Etant sans nouvelle, il m'a demandé si j'étais intéressé et il m'a présenté Momo.
    Bien évidemment, j'ai craqué, et du coup, je suis revenu avec mon Momo en 2008.
    Comme j'avais pas prévu pour lui, mais juste pour ramener Apache, il m'a fait une caisse en bois,
    et je suis rentré avec mes deux oiseaux.



    Pascale MD :

    Et il avait quel âge ton Momo quand tu l'as rapporté ?



    Philippe R :

    Il avait quatre mois, il était encore bébé.
    Il avait quatre mois parce qu'il a "trainé", mais normalement on les adopte à trois, une fois que les plumes ont poussé (on appelle ça "sec"). 



    Pascale MD :

    Tu m'as parlé de tes trois buses, puis Momo. Et donc l'histoire de Blanche ?



    Philippe R :

    Avant Blanche il y a eu Zara , le Faucon lanier. Elle est arrivée en 2010.
    Zara vient du Château des Milandes (ancien château de Joséphine Baker), une super petite volerie.
    Le Fauconnier y fait un petit spectacle un peu dans le style du mien, et il n'a pas énormément d'oiseaux.
    Ce n'est pas la grosse usine.

     

    Philippe et Zara



    La petite dernière c'est donc Blanche, l'Effraie des clochers, qui elle, vient d'une fauconnerie qui se trouve dans le Gard qui
    s'appelle Griffondor. Eux ont énormément d'oiseaux et font beaucoup de fêtes médiévales.
    Je les ai aidé deux trois fois, et donc je les connaissais, et c'est ainsi qu'est arrivée Blanche en 2014 à 3 mois, et que tu as
    vue alors qu'elle n'en avait que quatre.

     

    Blanche

     

    Pascale MD :

    Tu as comme projet d'avoir d'autres oiseaux ?

     

    Philippe R :

    Peut être pour l'année prochaine une Chouette hulotte (parce que les gens l'entendent mais ne la voient pas), et peut-être
    aussi un petit Faucon crécerelles et cela s'arrêtera là.

    Cela dépend aussi des finances, car ce ne sont pas les oiseaux qui coûtent forcément cher en fait, ce sont les installations, 
    surtout quand on veut leur confort.



    Pascale MD :

    Sans indiscrétion, il faut compter quel tarif pour acquérir un rapace ?



    Philippe R :

    Pour une Buse ou un Faucon, il faut compter 500 à 600 €.
    Pour les oiseaux plus rares, comme l'Aigle pêcheur, il faut compter 7000 €. Un Vautour idem.



    Pascale MD :

    On ne va pas parler des différentes voleries (en fait si nous l'avons fait mais je ne crois pas qu'il soit indispensable de
    donner ici l'avis de Philippe sur ces différents lieux ;-), mais peux tu me parler de la Fauconnerie de spectacle en France ?

     

    Philippe R :

    Les précurseurs ont été "Les Aigles de Beaucaire" qui ont maintenant arrêté.
    Il y avait Philippe qui était capacitaire (c'est lui qui a monté Beaucaire avec le fameux fauconnier Momo) et qui,
    quand il est parti qui a monté Provins.

    Donc j'en profite pour en revenir à Momo, j'ai baptisé mon Grand Duc en hommage à ce fauconnier qui m'a tout appris et
    qui est décédé depuis quelques années.



    Pascale MD :

    C'est un très bel hommage à ton maître en quelque sorte.
    Ensuite pour en revenir à ton activité, comment s'organise une année de Fauconnier ?



    Philippe R :

    L'été (juillet et août), je fais donc des démonstrations tous les jours.
    En dehors de cette période,  mais c'est maintenant de plus en plus dur, je vais dans les villes pour effaroucher essentiellement les
    Etourneaux. J'ai fait cela pendant cinq ans depuis 2008, surtout à Bagnols-sur-Cèze, mais comme les budgets des mairies sont de plus
    en plus limités, cela n'est plus une priorité pour eux.
    L'an dernier j'ai fait de l'effarouchement de pigeons deux semaines à Saint-André-de-Sangonis, et cette année, je dois faire le stade de
    Béziers pour des Choucas avec l'accord de la LPO qui m'a recommandé à la mairie (merci la LPO). Ils considèrent que c'est la meilleure solution
    pour les chasser, parce qu'ils nichent dans les arceaux des tribunes du stade. Donc je vais aller les déranger avec mes Buses en les faisant
    voler de manière à empêcher la nidification. Cela leur met une grosse pression avec les rapaces, du coup ils partent faire leur nid ailleurs.
    Mais, forcément, ils vont se trouver un autre endroit, et du coup... tant pis pour les autres, car ce n'est pas une méthode d'extermination.
    Ce n'est d'ailleurs absolument pas le but. Il s'agit juste de les déranger et de les inciter à aller nicher ailleurs.
    Pour les pigeons c'est la même technique.
    Pour faire quitter un lieu à des oiseaux, il faut venir effaroucher régulièrement.



    Pascale MD :

    Toujours sans indiscrétion bien évidemment, ton travail te permet de vivre correctement ?



    Philippe R :

    Non, on est loin d'être millionnaires, on est des tout petits smicards, enfin, je parle pour moi. Quand je me fais le smic, c'est bien.
    Après je ne cherche pas non plus à être riche sinon je ferais un autre métier. Ce que je recherche c'est la qualité de vie, le côté intimiste
    avec mes démonstrations. Permettre de mieux faire connaître ces oiseaux, par conséquent d'inciter les gens à mieux les protéger tout
    en vivant dans ma passion. Mon but personnel (qui n'est pas forcément celui de tous les fauconniers, je le précise tout de même), c'est réellement
    d'apprendre aux gens à les connaître, parce que malgré ce qu'on en dit à présent, malgré leur réintroduction dans la nature, ils trouvent 
    de moins en moins à manger et, par voie de conséquences, il y en aura de moins en moins avec le temps.
    Pourtant ils sont indispensables à l'écosystème.

    A force de traiter tous les champs comme par exemple en Beauce, il n'y a plus de souris, il n'y a plus de mulots, donc les rapaces
    n'ont plus rien à manger et ils ne peuvent pas se reproduire.



    Pascale MD :

    Oui, c'est le gros problème.
    Et puis, soit ils n'ont plus rien à manger, soit ils mangent des souris empoisonnées par les pesticides, et du coup ils sont
    empoisonnés à leur tour.



    Philippe R :

    Et oui, c'est tout le drame !

    Etant avant toutes choses  observateur de la nature, pas QUE Fauconnier, l'environnement est pour moi quelque chose de
    super important. J'habite la région (pas bien loin d'ici), et je vois les changements d'une année sur l'autre.
    Cette année par exemple il y a plus de Circaètes Jean-le-blanc que les années précédentes, ce qui est une bonne chose.

     

    Pascale MD :

    Je suis bien d'accord, rien qu'aujourd'hui on a en vu au moins cinq et on a vu aussi quatre ou cinq Vautours fauves.

    Autre question : Es-tu essentiellement amoureux des rapaces ou de la faune en général ?

     

    Philippe R :

    J'aime tous les animaux (y compris chiens, chats, chevaux...) 
    J'ai beau être fauconnier (donc j'ai des animaux captifs), je suis cependant beaucoup plus attiré par la faune sauvage
    comme les Loups, les Lions... ce qui peut sembler être un paradoxe pour certains. 



    Pascale MD :

    Ces "certains" ont souvent des chiens, des chats, et si je ne m'abuse, ils sont captifs pourtant. 
    Ça aussi c'est un paradoxe non ?

    Je te comprends, et pour moi c'est identique même si je ne rejette pas la captivité. Je ne saurai me définir dans une
    catégorie animale. Ils sont tous fascinants et intéressants et ont tous leur place.

     

    Philippe R :

    Tout a fait !
    En fait, j'aime beaucoup les prédateurs bien que je n'aime pas trop ce mot de "prédateur".
    On les appelle des prédateurs mais pour moi ce ne sont pas des prédateurs.



    Pascale MD :

    Je suis d'accord aussi, c'est leur nature de chasser, mais les plus gros prédateurs sont les humains.
    Et nous ne sommes pas que les prédateurs des rapaces, nous sommes les prédateurs de toutes les espèces, y compris la notre.
    Mais la plupart du temps, nous avons bien du mal à l'admettre.



    Philippe R :

    Oh oui ! Souvent les gens me demandent quels sont les prédateurs du rapace, et bien je leur répond : l'Homme !
    Il peut y avoir une bagarre entre deux rapaces, mais ils ne se tuent pas, sauf le Grand Duc qui est capable de manger un autre rapace.
    Le Grand Duc s'il a faim peut aller dénicher des Faucons. S'il à faim, il a faim et dans ce cas, il ne fait pas de détail !
    Dans la nature un Grand Duc peut s'attaquer à un chat, et quand on voit les pelotes de réjection, on le constate clairement.

     

    Pascale MD :

    Penses-tu faire tes démonstrations chaque été et ici, sur ce lieu ?



    Philippe R :

    Ça je ne sais pas encore.
    L'an dernier j'étais ici, cette année aussi, mais l'an prochain je ne sais pas .
    De toutes façons, j'habite dans le coin, donc je ne serais jamais bien loin.
    (Depuis, Philippe me l'a confirmé en lui faisant lire cette interview, il sera sur le site
    de
    la Couvertoirade pour l'été 2016). 

     

    Pascale MD :

    Et bien Philippe, je te remercie pour tout, y compris de me permettre de ma placer selon ce qui m'arrange pour photographier
    tes oiseaux. Je sais que c'est un privilège que j'apprécie beaucoup, et je vais te laisser t'occuper de tes oiseaux qui
    d'ailleurs t'appellent.



    Philippe R :

    Merci à toi.
    Je dois tout de même ajouter que tout ce que j'ai pu te dire est une manière de voir les choses très personnelle, que cela
    n'est pas forcément représentatif de tous les fauconniers.



    Pascale MD :  

    Ce n'est pas un souci,  j'avais envie de parler de TOI et pas des autres.
    Et je te dis donc à bientôt.


    Philippe et une de ses trois Buse de Harris

     

     

    Philippe et Blanche

     

     

    Philippe et Momo

     

    Pour voir d'autres photos de ces superbes oiseaux lien ICI