• Lutte Anti corrida

     

    "Mon exécration des courses de taureaux s'est étendue petit à petit jusqu'à ceux qui les fréquentent. L'idée que des hommes peuvent
    prendre de l'amusement, les uns à tâcher de rendre féroces des animaux qui ne l'étaient pas, les autres à voir agoniser des chevaux éventrés*
    recousus puis éventrés une deuxième fois, me fait envelopper les seconds du même dégoût que m'inspirent les premiers" 
    Georges Courteline.


    "Il faut un formidable potentiel sadique pour payer son entrée dans une arène ou le spectacle consiste à torturer un animal, le faire
    souffrir, le blesser avec cruauté, raffiner les actes barbares, les codifier (comme un inquisiteur ou un tortionnaire qui sait jusqu'où
    il faut aller pour garder en vie le plus longtemps possible celui qu'on va de toutes façon mettre à mort), et jouir de façon
    hystérique quand le taureau s'effondre parce qu'il n'y a pas d'autre issue pour lui" 
    Michel Onfray



    Malgré un décret promulgué par Primo de Rivera en 1928 rendant obligatoire le port des caparaçons protecteurs pour les
    chevaux des picadors, lesquels chevaux se faisaient régulièrement éventrer par les taureaux, en France, certaines arènes,
    comme celles de Dax, se refusent à protéger le cheval, pensant ainsi mieux attirer les spectateurs. Le seule différence, puisque 
    le combat lui même n'est pas modifié, n'est-elle pas de jouir, de surcroît, de l'éventration et de la souffrance du cheval ?
     

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    Laurent Tailhade disait "Ce m'est toujours une satisfaction de voir étripailler cinq ou six couples de chevaux".
    L'Historien de la corrida Auguste Lafront ajoute "qu'avec l'arrivée du peto qui protège le cheval de l'éventration, l'émotion sacrée avait disparue".
    Picasso se proclamait inconsolable et d'autres affirmaient que la protection du cheval "a dénaturé le plus beau tiers du combat".
     

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    Si ce ne sont pas des exemple de sadismes, dites moi comment cela s'appelle ? 

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    Le taureau ne souffrirait pas vraiment ?

    La plupart des études réalisées par des vétérinaires d'arènes rapportent en outre que les piques des picadors, les premières armes utilisées 
    contre le taureau, provoquent des lésions affectant plus de vingt muscles. Cette pique, la puya, est une arme métallique coupante et
    acérée, de 6 cm de tige et de 2.5 cm de pointe pyramidale dont chaque arête est aussi affûtée qu'un bistouri.
    Non seulement sont sectionnés muscles, tendons et ligaments, mais également des veines, artères et nerfs importants.
    Les résultats indiquent que la profondeur moyenne de ces blessures est de 20 cm et on a observé des trajectoires allant
    jusqu'à 30 cm. Ces piques provoquent "fractures d'apophyses spinales et perforation de vertèbres, fractures de côtes et des cartilages 
    de conjugaison [...]. Sont inévitables les lésions de la moelle épinière, les hémorragies du canal médullaire et la lésion de
    nerfs très importants [...]. Le taureau perd également entre 3 et 7 litres de sang.

    Viennent ensuite les banderilles tranchantes comme des lames de rasoir à l'extrémité desquelles se trouve un harpon. 
    Elles sont plantées dans le dos du taureau pour évacuer son sang et éviter qu'il ne meurent trop tôt d'une hémorragie
    interne causée par les piques. 

    Le matador enfonce enfin une épée de 80 cm dans le garrot de l'animal épuisé. Elle est censée  atteindre la veine cave caudale
    et l'aorte postérieure, située dans la cage thoracique de l'animal. Dans les fait, l'arme touche le plus souvent les cordons
    nerveux proches de la moelle épinière, entraînant une intense difficulté respiratoire chez l'animal. Souvent la lame
    déclenche une hémorragie interne ou déchire un poumon. Dans ce dernier cas, le taureau vomit son sang et meurt asphyxié.
    Si le taureau ne meurt pas, le matador répète l'opération avec une plus petite épée qu'il plante entre les deux cornes de
    l'animal pour lacérer son cerveau. Si cela ne suffit toujours pas, un péon porte le coup de grâce avec la puntilla, un
    coutelas acéré. Mais, selon Zaldivar, la puntilla ne provoquerait pas une mort instantanée, mais une mort par asphyxie, par la
    paralysie des mouvements respiratoires entraînant une hypoxie encéphalique.

    Et tout cela sans douleur !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

    (Extrait de "Plaidoyer pour les animaux" de Matthieu Ricard)


    Ne me parlez surtout pas de "Tradition culturelle" car quand une tradition est conne et sauvage, un peu d'intelligence permet
    d'y mettre fin. Les jeux dans les Arènes à l'époque Romaine entre fauves et gladiateurs ont bien cessé heureusement !

    Pour moi il ne s'agit que d'un plaisir sadique non assumé (puisque les partisans de la corrida se justifient en parlant de 
    "beauté de l'acte") à voir souffrir un être vivant, faute... peut-être... de voir souffrir un être humain ????

    Et puis nous sommes sensés apprendre et évoluer. Dans le début des années 60, pensant qu'un nouveau-né ne
    souffrait pas, on opérait sans anesthésie. Viendrait-il à notre époque de poser de tels actes ?


    ANTI-CORRIDA



    Avec tous mes remerciements à Claire Starozinski - Présidente d'Alliance Anti-Corrida
    pour m'avoir permis de partager cette page.
    Je vous invite pour plus d'info à cliquer sur le lien ICI et sur le lien Facebook ICI


     

    Corrida, des vérités qui dérangent (Par Anna Galore ICI)

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    Pour les aficionados, la corrida est un art noble opposant l'Homme et la Bête, le matador et le taureau. Ce dernier est volontiers présenté par les procorridas 
    comme un fauve, un animal de combat qui se grandit par sa bravoure face à ceux qui le toréent jusqu'à l'estocade finale, c'est-à-dire la mort de l'animal.


    A lire les chroniqueurs spécialisés, tout n'est que beauté dans ce face-à-face de quinze minutes très codifié, lors duquel le taureau subit toutes sortes de blessures 
    jusqu'à ce qu'il succombe.

    Un point important de vocabulaire : les trois principales qualités d'un taureau selon les adeptes de la tauromachie sont la "bravoure", la "noblesse" et la "caste". 
    La "bravoure" se manifeste par sa promptitude à charger à la moindre sollicitation et par la répétition inlassable de ses charges. 
    La "noblesse" est caractérisée par le fait que l'animal charge en baissant la tête. 
    La "caste" consiste à présenter d'autres qualités telles que la force et l'aspect esthétique. 
    Ces précisions sémantiques vont être utiles pour la suite.

    Au-delà des arguments des aficionados et de ceux des anticorridas, il est peut-être utile de rappeler quelques faits avérés et incontestables, 
    dont certains sont rarement dits ou peu connus.

    1 - Le "taureau de combat" est une création artificielle de l'Homme


    La toute première des vérités, c'est que le taureau est un herbivore. 
    Comme tous les herbivores, il n'a rien d'un fauve. Il suffit de regarder des troupeaux de taureaux paître paisiblement dans les prairies camarguaises pour s'en convaincre. 
    Ce n'est qu'au prix d'un conditionnement on ne peut plus artificiel et de nombreux croisements consanguins que certains de ces animaux sont préparés à devenir 
    ceux que l'on envoie dans les corridas.

    Dans la nature, il n'existe pas plus de "taureau de combat" qu'il n'y a de lapin guerrier ou de brebis d'assaut.


    2 - Les taureaux envoyés aux arènes sont souvent de simples veaux


    Les taureaux qui déboulent dans les arènes sont âgés de 3 à 5 ans, parfois un peu moins. 
    L'espérance de vie naturelle d'un taureau qui meurt de vieillesse est d'une vingtaine d'années. 
    Un taureau envoyé à la corrida, quel que soit son aspect impressionnant, est donc un animal au tout début de sa vie, parfois un simple veau encore 
    en cours de croissance comme dans les novilladas.


    3 - Le combat est truqué avant qu'il ne commence


    Dans les minutes qui précèdent son entrée dans l'arène, le taureau subit toute une "préparation" visant à le diminuer physiquement tout en 
    le rendant encore plus agressif.


    Ses cornes sont limées à la scie pour réduire le risque qu'elles accrochent le matador au passage. 
    Comme elles ont une sensibilité équivalente à celle de nos dents, il faut maintenir le taureau dans un carcan étroit, le cajon, pour qu'il ne puisse pas se soustraire à la douleur, 
    sa tête étant extraite hors des barreaux par des cordes qui l'empêchent de la bouger le temps que les cornes soient sciées à vif sur environ cinq à six centimètres. 
    Elles sont ensuite polies, colorées et vernies pour que rien ne soit visible. Si les cornes saignent, elles sont colmatées avec des échardes en bois. 


    Les avantages pour le matador sont multiples : non seulement les cornes sont moins larges mais en plus, l'animal a des repères faussés en raison de leur raccourcissement 
    et enfin, il va hésiter à s'en servir parce que la douleur est extrême. Cette opération s'appelle l'afeitado ("rasage" en espagnol).

    - Le taureau reçoit plusieurs médicaments visant à l'affaiblir, principalement des purgatifs pour qu'il ait des diarrhées et du Combelen (un neuroleptique) pour l'hébéter. 
    Le même produit est aussi donné aux chevaux en combinaison avec de la morphine, pour qu'ils ne paniquent pas à l'approche des taureaux lorsque les picadors 
    les poussent au contact. Les chevaux ont, de plus, les oreilles bouchées avec du coton et les yeux occultés avec des œillères.

    - D'autres pratiques ont parfois cours, comme laisser tomber à plusieurs reprises des sacs de sable de 100 kg sur les reins de l'animal, enduire ses yeux de vaseline 
    pour brouiller sa vue, planter des aiguilles cassées dans ses testicules, enfoncer du coton dans ses narines, badigeonner ses pattes d'essence de térébenthine 
    ce qui occasionne des brûlures pour que le taureau semble féroce dans sa démarche, limer ses sabots et enfoncer des coins de bois entre ses onglons.

    On peut se demander en quoi la "caste" (force et esthétique, voir définition plus haut) est ainsi respectée puisque tout est fait, dès cette étape préliminaire, 
    pour affaiblir le taureau, perturber ses perceptions et modifier son esthétique.

    4 - Le taureau baisse la tête parce que les muscles de son cou sont sectionnés.

    La corrida est divisée en trois tiers ou tercios : le tercio de pique, le tercio de banderilles et le tercio de mise à mort.

    Lors du tercio de pique, le picador à cheval vient au plus près du taureau pour lui planter dans le garrot, de haut en bas, une pique de 2m60 terminée par une 
    pointe en acier de 9cm. Il l'enfonce d'une trentaine de centimètres et fait un mouvement de vissage. Son but est de sectionner les muscles du cou de l'animal 
    pour qu'il ait du mal à tenir sa tête en position haute. La tête baissée donne alors l'impression qu'il veut charger à tout moment.

    Les aficionados appellent cela "régler le port de la tête de l'agresseur" et "humilier" l'animal.

    On voit donc que la "noblesse" (attitude consistant à charger tête baissée, voir définition plus haut) du taureau n'est en fait rien d'autre que le 
    résultat d'un trucage (la lésion des muscles du cou).

    5 - Les banderilles visent à faire souffrir le taureau et à lui faire perdre le plus de sang possible


    Lors du second tercio, trois paires de banderilles sont plantées dans le dos du taureau.

    L'aspect décoratif des papillotes colorées ne doit pas faire oublier que les banderilles sont des harpons munis d'un crochet anti-recul de 6 cm. 
    Le but est de redoubler la douleur provoquée par les piques et de provoquer des hémorragies massives pour l'affaiblir au maximum.

    Les aficionados disent que le rôle des banderilles pour le taureau est de "parachever le réglage du port de tête et raviver son ardeur". 
    La réalité, c'est qu'à la fin de ce tercio, il est épuisé après avoir perdu beaucoup de sang, ce qui est parfaitement visible.

    Sa "bravoure" (capacité à charger sans relâche, voir définition plus haut) n'est en rien un signe de courage mais de désespoir et de souffrance.

    6 - La mise à mort n'est généralement pas provoquée par l'épée du matador mais par de nombreux coups de poignard sur l'animal à terre

    L'estocade consiste, pour le matador, à enfoncer son épée de 80 cm jusqu'à la garde entre le haut de la colonne vertébrale et l'omoplate droite. 
    La plupart du temps, l'estocade n'est pas fatale et plusieurs épées sont plantées successivement jusqu'à ce que le taureau tombe à terre.

    L'animal est ensuite achevé à coups de poignard (la puntilla), portés au niveau de la nuque pour atteindre le bulbe rachidien. 
    Il faut parfois jusqu'à une trentaine de ces coups pour que le taureau succombe.

    7 - Les "trophées" sont souvent tranchés sur le taureau encore vivant


    Lorsque le matador obtient de prendre des trophées sur le taureau (une à deux oreilles, la queue), il n'est pas rare que l'animal soit encore vivant au moment 
    où il est mutilé. Plusieurs documentaires filmés l'attestent.

    8 - Les taureaux qui refusent le combat sont également tués

    Il arrive qu'un taureau refuse le combat parce qu'il est terrorisé. 
    Il tente de s'enfuir en courant autour de l'arène, essayant parfois de sauter par dessus la bordure. 
    Il est alors poursuivi et acculé par les assistants (les peones) et le matador lui-même. 
    Ils le criblent de coups d'armes blanches diverses jusqu'à ce qu'il meure.

    9 - Les taureaux "graciés" ne survivent pas non plus.


    En théorie, un taureau gracié parce qu'il a particulièrement "bien combattu" selon les canons de la tauromachie a droit à la vie sauve. 
    En pratique, il est rare qu'il ne succombe pas rapidement par hémorragie en raison de ses nombreuses blessures, à l'abri des regards du public.


    Tous les faits rapportés ici sont solidement établis et reconnus par les aficionados eux-mêmes.

    Si vous pensez qu'aucun de ces faits ne vous semble en contradiction avec votre conception de la fête, de l'art, de la noblesse ou de la bravoure, voire même si 
    leur description détaillée vous réjouit et vous donne envie d'aller voir des corridas, alors vous êtes un aficionado.

    Si vous pensez qu'un seul de ces faits est indigne, inacceptable ou révoltant, vous faites partie des 72% de Français qui souhaitent l'abolition définitive de 
    la corrida, reconnue comme une torture animale par la loi française depuis 1850, punie de deux ans de prison et de 30 000 euros d'amende pour ceux qui la pratiquent, 
    mais pourtant autorisée depuis 1951 par mesure d'exception dans une douzaine de départements du sud du pays. 
    Pour agir efficacement, apportez votre soutien aux associations anticorrida, telles que le Comité Radicalement Anti Corrida (CRAC), la Fédération des Luttes pour 
    l'Abolition de la Corrida (FLAC), l'Alliance Anticorrida, la Société Protectrice des Animaux et bien d'autres.

     

     

    J'ACCUSE !

    Egalement par Anna Galore : Et pourquoi pas inscrire la torture des chats au patrimoine culturel de l'humanité ?

     


      

    Grande victoire en 2015 !!!!!!!

    La corrida est radiée du patrimoine culturel immatériel de la France : ICI

     


     

     

    A ceux qui cautionnent ces actes, passez votre chemin, nous sommes incompatibles.

    Et à ceux qui argumentent en disant : "Il faut peut-être s'occuper des humains avant de défendre la cause animale",

    Je répondrai que l'un n'empêche pas l'autre et que c'est la réponse toute faite de ceux qui généralement ne 
    font justement rien, mais veulent se donner bonne conscience en tentant de dénigrer ce que font les autres.
    C'est uniquement de la mauvaise foi que de reprocher aux défenseurs des animaux de ne pas consacrer
    leur temps à la cause humaine dans la mesure ou il ne viendrait à l'esprit de personne de faire cette
    remarque à l'encontre de ceux qui font du sport, de la sculpture, de la peinture, du jardinage
    ou une collection de timbres !

    Je suis tout à fait capable de faire beaucoup de concessions et d'avoir beaucoup de tolérance.
    Cependant, il est certaines choses pour lesquelles cela me reste tout à fait impossible. 
    Certaine choses pour lesquelles la position "nuancée" me reste même inconcevable.